Septembre 2023 - Intelligence stratégique et plateformes collaboratives
Intelligence stratégique et plateformes collaboratives : De nouvelles perspectives pour la veille documentaire
La veille et le sourcing sont au cœur des métiers de l’information et de la documentation C’est précisément pour mettre en œuvre la veille ou l’intelligence économique associée à une plateforme collaborative, qu’a été créée la Start Up Esprits Collaboratifs. La plateforme collaborative Curebot permet de faciliter le travail du veilleur en développant des processus de veille automatisée.
Julien Duprat CEO EspritsCollaboratifs
Ingénieur généraliste, professionnel de l’intelligence économique, Julien Duprat est convaincu que l’optimisation collective du traitement du cycle de l’information est la clé de la performance des entreprises et organisations.
Sa vision ? Une intelligence économique collaborative, responsabilisante, où chaque salarié, chaque métier, chaque collectif améliore sa propre performance et donc celle de son entreprise par le développement de nouvelles connaissances et compétences.
Convaincu de la nécessité de rendre les démarches de veille, d’analyse, de prospective et d’intelligence économique plus collaboratives, Julien Duprat a créé Esprits Collaboratifs, une entreprise qui accompagne les entreprises et organisations dans leur mise en place de démarches de veille et d’analyse. Fort de vingt ans d’expérience en veille, analyse, et accompagnement de démarches de veille au sein d’entreprises, Julien Duprat a compris les limites des outils de veille historiques et a imaginé Curebot, la plateforme de veille professionnelle et collaborative nouvelle génération développée par Esprits Collaboratifs qui est aujourd’hui utilisée par plus de 15 000 personnes, salariés de grands groupes comme de startups, PME, PMI ou organismes publics.
Arnaud TUPINIER, Chief Development Officer, EspritsCollaboratifs
Arnaud Tupinier, scientifique passionné, est issu d’une formation d’ingénieur conjointe de l’hôpital Henri Mondor et de l’ESIEE, favorisant la communication entre professionnels de la santé et développeurs de solution technique. Fort d’une culture générale informatique et scientifique, l’émergence des NBIC, de l’IoT et de l’IA ont rapidement suscité son intérêt et l’ont conduit à travailler sur la conception et la mise au point d’outils innovants dans le cadre de la R&D orientée santé, au Commissariat à l’Énergie Atomique (CEA).
Tout comme dans le domaine de la santé, Arnaud voit dans cette révolution numérique en cours une philosophie et des valeurs qui le touchent profondément : la veille collaborative, la gestion des connaissances, l’intelligence collective, la co-construction, la collaboration et l’innovation ouverte sont, à ses yeux, la clé d’une nouvelle dynamique de travail, d’une émulation autour de processus inclusifs et d’une vision partagée des objectifs stratégiques de l’entreprise. C’est cette conviction qui l’a poussé à s’engager dans l’aventure professionnelle et entrepreneuriale au sein d’Esprits Collaboratifs.
Présentation conjointe de Julien Duprat et d’Arnaud Tupinier

On l’a entendu à maintes reprises : data is the new gold. C’est vrai dans un contexte académique comme dans un contexte professionnel. Les données, sous-jacentes aux publications, sont ce qui permet de valider les résultats de la recherche. De même, la réflexion stratégique en entreprise se base sur des données permettant d’objectiver la prise de décision. Étant donné l’importance cruciale des données, leur gestion est devenue un enjeu majeur. Comment les rendre accessibles, comment les documenter, comment les préserver sur le long terme, quelle est la meilleure manière de les sauvegarder et stocker ? En d’autres termes, comment appliquer les principes FAIR en différents contextes, à l’université, en entreprise, dans un institut de recherche ? Telles sont les questions que nous aborderons lors de l’Inforum 2022.
Programme
9h00-9h30: Accueil des participants et café
9h30-9h45 : Introduction
- Denis Renard, Président ABD-BVD
- Sophie Vandepontseele, Directrice Collections contemporaines KBR
9h45-10h45 : session 1, modérateur: Robert van der Vooren
9h45-10h15 : Dieuwertje Bloemen (KULeuven), Data sharing @ KU Leuven – presentatie in het Nederlands
Abstract :
Les principes FAIR sont le fil conducteur de la stratégie de gestion des données scientifiques de la KU Leuven. Mais qu’en est-il du partage de données dans le contexte des données FAIR? Et comment pouvons-nous convaincre les chercheurs et les soutenir afin que leurs données soient aussi FAIR que possible? En 2012 KU Leuven a lancé son propre dépôt institutionnel de données scientifiques, RDR, en tant qu’élément essentiel de l’infrastructure de partage de données de KU Leuven pour la FAIRification de données de recherche scientifique. Le dépôt institutionnel montre comment les institutions de recherche peuvent aider les chercheurs à publier suivant les principes FAIR leurs données de recherche, afin ainsi d’avancer plus loin vers l’Open Science for Data.
Dieuwertje Bloemen a étudié les langues et littératures à la KU Leuven, se spécialisant en linguistique variationnelle quantitative anglaise. Elle travaille actuellement chez LIBIS en tant que product manager pour RDR, le dépôt institutionnel de données scientifiques de la KU Leuven et pour Lirias (Leuven Institutional Repository and Information Archiving System). En tant que product manager de RDR, elle est l’une des cinq membres du centre de compétences en matière de research data management. Elle est responsable en particulier de la phase de la gestion des données qui suit la parution des publications, dans laquelle RDR joue un rôle important dans l’architecture que la KU Leuven a mise en place pour le research data management.
10h15-10h45 : Christine Okret-Manville (Directrice du Service commun de documentation de l’université Paris Dauphine-PSL), Le bingo de la science ouverte : une approche pédago-ludique pour aborder la science ouverte avec les chercheurs – présentation en français
Abstract :
Si le développement de la science ouverte dans un établissement d’enseignement supérieur et de recherche nécessite un portage politique fort, il s’appuie également sur une action continue de formation et d’information à l’attention des chercheurs, présentant les bénéfices qui peuvent être tirés de l’adoption de pratiques ouvertes. Les bibliothèques, en première ligne pour mener cette action, constatent souvent des préjugés ou inquiétudes concernant la science ouverte. Il leur faut alors trouver le moyen le plus efficace pour évoquer ces appréhensions avec les chercheurs et développer un discours positif et nuancé dans des contextes disciplinaires variés. Cette intervention présente une approche pédago-ludique facile à utiliser, et réplicable : le bingo de la science ouverte.
Christine Okret-Manville est Docteur en histoire, diplômée de l’Ecole nationale des chartes, directrice de la bibliothèque de l’université Paris Dauphine-PSL. Également référente science ouverte pour mon université et membre du groupe de travail sur les compétences et formations dans le cadre du Comité pour la Science Ouverte formé sous l’égide du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche (MESR).
10h45-11h15 : pause
11h15-12h15 : session 2, modérateur: Robert van der Vooren
11h15-11h45 : Julie Birkholz (Assistant Professor of Digital Humanities, Ghent University, Ghent, Belgium & Lead of the Royal Library of Belgium’s Digital Research Lab), Sally Chambers (DATA-KBR-BE Project Coordinator, KBR Royal Library of Belgium and Digital Humanities Research Coordinator, Ghent Centre for Digital Humanities), Towards a Digital Data Strategy for KBR: a cross-departmental collaboration
Abstract :
KBR conserve des millions de documents tels que manuscrits, livres, journaux, plans, mais aussi des versions numériques de ces documents analogiques, ou encore des documents exclusivement numériques, et des publications électroniques. Ceci inclut des copies numériques, des données bibliographiques, publiques, patrimoniales, des collections comme données (‘collection as data’), des résultats de recherches et des données scientifiques. Le volume croissant de ces informations impose le développement de nouveaux procédés afin de traiter une telle variété de types de données. La stratégie des données numériques de KBR consiste en un plan détaillé de gestion de la diversité des données (par exemple les divers formats imposés par les différents types de données), du volume (par exemple les besoins accrus de stockage nécessaire pour garantir l’accessibilité et la plus haute précision de l’information sur les sources de données, sur les versions numérisées, sur les données elle-mêmes), la fiabilité (par exemple la garantie de qualité et d’accessibilité dans de nouveaux modes d’accès), la gestion des droits, et dans certains cas l’augmentation de la demande de ces services (par exemple si des chercheurs ne demandent plus à consulter un seul ouvrage, mais le contenu de millions d’ouvrages.), ceci en respectant les principes FAIR (Findable, Accessible, Interoperable, Reusable). Nous envisageons également la conservation à long terme. Au cours de cet exposé, nous n’évoquerons pas seulement la nécessité d’une stratégie, mais nous montrerons comment nous avons pu développer ce plan impliquant un groupe de travail composé de différents experts dans le cadre de ce plan d’action de KBR.
11h45-12h15 : Carmen Cercelescu, (Enterprise Data Governance Advisor, Euronova), Le data management, un cas industriel – présentation en français
Abstract :
De nombreux programmes de gouvernance de données échouent du premier coup (jusqu’à 90% selon Gartner).Notre courte intervention porte sur d’importants enseignements tirés de la mise en œuvre d’un programme de gestion des données au cours de ces 2,5 dernières années, chez Toyota Motor Europe. Le programme de gestion de données est exécuté dans le cadre stratégique du programme d’information lancé pour répondre aux ambitions de l’entreprise en matière de cas d’usage qui visent des outils d’analyse avancée. La présentation met en avant les meilleures pratiques, qui se sont avérées déterminantes pour le succès du parcours de gouvernance des données chez Toyota Motor Europe, à travers trois aspects clés :
- Les défis du parcours vers une entreprise axées sur les données,
- L’importance d’un cadre de gouvernance des données évolutifs
- La gestion du changement à travers des formations bien établies.
Carmen Cercelescu est une praticienne de la gouvernance des données avec une solide expérience dans la gestion des programmes de transformation des données, construite au cours des 15 dernières années dans de grandes entreprises, principalement dans le domaine de la finance et de l’assurance. En tant que consultante et practice lead, elle est une conseillère reconnue et une évangéliste des meilleures pratiques dans le domaine de la gouvernance et de la gestion des données avec une obsession pour une approche pragmatique, bien dimensionnée sur la culture et le positionnement stratégique de l’entreprise. Sa passion pour les connaissances scientifiques appliquées en neurosciences, renforcée par la récente certification MIT Sloan en neurosciences pour les entreprises, sont des compétences clés pour conduire avec succès le changement de cultures des données.
12h15-13h40 : lunch
13h40-14h00 : Remise du Prix ABD-BVD
Céline Brems, Lauréate du prix ABD-BVD :
De la gestion des documents vers une gouvernance informationnelle : le cas d’une société d’experts comptables au Luxembourg
14h00-15h00 : session 3, modératrice: Maryse Colson
14h00-14h30: Marlon Domingus (Functionaris Gegevensbescherming voor de Erasmus Universiteit Rotterdam (EUR), de EUR Holding en RSM BV), Van compliancy naar een nieuwe Europese visie op data governance. Geopolitiek via acroniemen: GDPR, DMA, DSA, DGA, DA, AIA – presentatie in het Nederlands
Abstract:
Alors que le RGPD est vu dans le monde entier comme la règle d’or en matière de protection des données, et que l’on parle d’un “effet Bruxelles”, nous constatons au même moment un écart croissant entre les juridictions qui habituellement traitent suivant un “droit fondé sur les règles” par opposition au “droit fondé sur le principe”. Nous voyons également des différences entre le fondement européen de la protection des données dans des droits humains fondamentaux, et l’ancrage des droits à la vie privée comme un droit du consommateur.Entretemps L’Europe a poursuivi son travail sur sa règle d’or et dans différents réglements une plus large vision se dessine sur les données, leur usage et leur gouvernance. La présentation a pour but de dévoiler cette vision.Marlon Domingus est Délégué à la Protection des données à l’Erasmus Universiteit Rotterdam (EUR), aux EUR Holding et RSM BV. Il préside régulièrement des groupes de travail au niveau national. Il a développé plusieurs modules d’enseignement consacrés à la confidentialité et à la recherche scientifique.
Marlon est un spécialiste du règlement général de la protection des données personnelles (RGPD), écrit et communique au sujet de la gouvernance en matière de confidentialité, de l’éthique liée aux données, des concepts de “confidentialité dès la conception” (‘privacy by design’) et de l’ingénierie de la confidentialité, de la gestion du risque, des audits de confidentialité et des développements de la gouvernance européenne en matière de données (AI Act, DMA, DSA, DGA, DA, …). Un philosophe dans le monde de la confidentialité.
14h30-15h00: Raf Buyle (Informatie Architect, Digitaal Vlaanderen), Open Standaarden als hefboom voor een beter hergebruik van (Archief)Data – presentatie in het Nederlands
Abstract :
EOpen Standards comme levier pour une meilleure réutilisation des archives et données. Le Gouvernement flamand adopte un standard sans ambiguïté pour l’échange d’informations : OSLO (Open Standards for Linking Organisations). L’objectif est d’assurer une plus grande cohérence, une meilleure lisibilité et une meilleure accessibilité des informations et services. De cette manière, chacun peut utiliser les données plus facilement. Avec OSLO, un programme d’interopérabilité en Flandre pour 124 domaines (https://data.vlaanderen.be/ ou https://data.vlaanderen.be/standaarden/) basé sur des normes internationales. Un tel programme existe également au niveau interfédéral (communautés, régions, gouvernement fédéral en Belgique) (https://github.com/belgif/review).
Raf Buyle est architecte de l’information chez Informatie Vlaanderen et au sein de l’entreprise flamande de service public en charge des données. Il est passionné par le gouvernement électronique depuis 2002. Il gère OSLO, le programme flamand en matière d’interopérabilité, qui s’occupe des standards ouverts pour des organisations liées. Le focus de ce programme est de jeter des ponts entre l’information des services publics et l’information externe. En tant qu’administrateur chez Open Knowledge Belgium, il oeuvre pour les données ouvertes. Comme chercheur postdoctoral, il est aussi lié à l’Internet Technology and Data Science Lab de l’Université de Gand.
15h00-15h30 : pause
15h30-16h30: session 4, modératrice: Maryse Colson
15h30-16h00: Christian De Neef (Partenaire fondateur FastTrack), Sommes-nous des illettrés de data dans un monde affamé de données? – présentation en français
Abstract :
Dans la plupart des organisations, on suppose que les gens savent lire et écrire. Nous attendons en fait d’eux qu’ils maîtrisent plus qu’une simple alphabétisation: nous voulons qu’ils disposent de manière implicite de compétences plus approfondies: grammaire, orthographe, mais aussi précision, pensée critique et analytique, capacité de synthèse, de prendre des décisions sur base des informations disponibles, etc. Pourquoi sommes-nous si peu exigeants lorsqu’il s’agit de données? Peut-être parce que, que nous l’admettions ou pas, la plupart d’entre nous sommes data-analphabètes dans un monde toujours plus dépendant des data!On se considère comme data-compétent parce qu’on comprend un graphique en courbe, ou une infographie. Mais comprenons-nous réellement en profondeur la représentation des données? Comment savons-nous si les données elles-mêmes, ou la manière dont elles ont été obtenues et analysées, ou simplement leur simple présentation ne sont pas biaisées? Vérifions-nous (et pouvons-nous le faire?) si nous pouvons nous fier aux sources de données? Si cela dépendait de nous, pourrions-nous trouver les données, les obtenir, les analyser, les présente, les synthétiser, expliquer les conséquences, les résultats? Au cours de cette session, nous parlerons de littératie des données: nous étudierons certains cadres de littératie et approches de mesure, nous expliquerons son rôle à venir dans les organisations (et leur transformation numérique) et explorerons les voies d’amélioration de la maturité digitale d’une organisation.
16h00-16h30: Bernard Rentier (Recteur honoraire de l’Université de Liège), Le partage des données, un défi culturellement contre-intuitif – présentation en français
Abstract :
Le partage des données est un des piliers essentiels de la Science Ouverte, au même titre que l’accès ouvert, l’archivage FAIR, les logiciels libres ou l’apprentissage ouvert. Cependant, le partage de ses propres données est rarement un acte spontané. Le chercheur souhaite généralement les conserver pour lui-même en vue de les exploiter dans le futur. Les donner ouvertement lui apparaît souvent comme une dépossession inacceptable. Il est donc essentiel, dans une démarche universelle de Science Ouverte, de faire en sorte que le chercheur trouve plus d’avantages que d’inconvénients à surmonter ce réflexe possessif. Une telle ambition nécessite évidemment une acceptation de la part du chercheur, mais aussi des efforts importants de la part des universités, des consortiums universitaires, des agences de financement de la recherche et des comités d’évaluation. Et il existe des moyens d’y parvenir, mais cela demande un effort et une acceptation du changement par l’ensemble de la communauté scientifique.
Bernard Rentier est biologiste spécialisé en virologie. Il est Recteur honoraire de l’Université de Liège. Il est très connu pour son travail en faveur de la cause de l’accès ouvert et libre aux publications scientifiques. Il a reçu en 2014 les insignes de Docteur Honoris Causa de l’Université du Québec à Montréal pour son rôle de pionnier académique de l’Open Access. En décembre 2018, il a publié aux Éditions de l’Académie Royale de Belgique un livre intitulé : « Science Ouverte, le défi de la transparence » dont les versions électroniques française et anglaise ont été immédiatement téléchargeables en ligne gratuitement. Le livre a reçu le Prix 2019 du Livre Politique en Belgique. Membre de l’Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique, il est vice-président du Conseil fédéral belge de la Recherche scientifique.
16h30-17h00: conclusions
- Sara Decoster, Coordinatrice scientifique de l’ Inforum 2022
- Denis Renard, Président ABD-BVD
Comment vont évoluer les pratiques de veille sur les réseaux sociaux ?
Carole Tisserand-Barthole Rédactrice en chef des revues Bases et Netsources (https://www.bases-netsources.com/) destinées aux professionnels de l’information et de la veille francophones.
Après des études de lettres et un master en sciences de l’information à l’ENSSIB à Lyon, elle a intégré le cabinet de veille et d’intelligence économique FLA Consultants en 2008 en tant que chargée de recherche et de veille et collaborait alors déjà régulièrement aux revues Bases et Netsources.
Que ce soit pour la veille stratégique, concurrentielle, métier et même scientifique et innovation, les réseaux sociaux sont aujourd’hui souvent devenus des sources incontournables. Pour autant, ils restent complexes à intégrer à ses processus de veille du fait de la nature de leurs contenus, le manque d’ouverture de ces outils à des outils externes et le peu de fonctionnalités de recherche et de veille disponibles.
Quelles sont aujourd’hui les solutions et méthodes disponibles pour faire de la veille sur les réseaux sociaux ? Et comment tout cela pourrait-il bien évoluer dans les prochaines années : ira-t-on vers plus de simplicité pour les intégrer à sa veille ou bien alors plus de complexité ? et auront-ils toujours autant d’intérêt pour la veille professionnelle ?
Présentation de Carole Tisserand-Barthole
Concevoir une stratégie de sourcing efficace pour sa veille
Michèle Orban, Formatrice et coach en veille professionnelle
Chargée de veille juridique et consultante, Michèle Orban a fondé Veille @ttitude en 2013 afin d’accompagner les entreprises et les particuliers dans la conception d’un système automatisé de surveillance de l’information adapté à leurs besoins. Sensibilisée aux conséquences de l’infobésité, elle se définit volontiers comme une diététicienne de l’information et s’inscrit dans une démarche réflexive sur les comportements informationnels contemporains. Elle a également le plaisir d’enseigner dans les Hautes Écoles ICHEC-ISFSC et Bruxelles-Brabant.
Le choix des sources est l’axe fondateur sur lequel repose tout système de veille. C’est lui qui conditionne la qualité des résultats récoltés. C’est également lui qui en conditionne la quantité. Lorsque l’on souhaite s’informer, il est donc indispensable de s’arrêter un instant afin de réfléchir à une stratégie de sourcing efficace et adaptée à ses besoins. Quelle information recherche-t-on ? Comment choisir son bouquet de sources et s’assurer qu’il couvre le périmètre informationnel nécessaire ? Quelles techniques utiliser pour découvrir de nouvelles sources ? Est-il possible de veiller sans se laisser noyer par la quantité des sources possibles ? Comment exploiter l’intelligence collective ? Autant de questions qui servent de fil conducteur tout au long de cette intervention.
Présentation de Michèle Orban
Quelle gestion documentaire au Musée Royal d’Afrique centrale aujourd’hui ?
Els Cornelissen, Chef du Département Patrimoine, Musée royal d’Afrique centrale
Els Cornelissen a commencé sa carrière au Musée royal de l’Afrique centrale en 1984. Elle est Chef du Département d’Anthropologie culturelle et d’Histoire, du Service Patrimoines et du Service d’Histoire et Politique Elle est également en charge de la coordination administrative du Service de Gestion de Collections et Archives et de la Bibliothèque centrale. Cette combinaison éclectique de matières lui confère la représentativité adéquate pour nous parler du fonctionnement bibliothéconomique du MRAC.
En tant qu’institution scientifique fédérale pourvue d’un musée, le Musée royal d’Afrique centrale ne dispose pas d’une bibliothèque avec des heures d’ouverture ni d’ un service de prêt. Les différentes sections et la bibliothèque centrale sont accessibles uniquement sur rendez-vous. Ce sont des instruments de travail guidés par le développement du prêt et de la recherche. Le contexte international du fonctionnement institutionnel pose la question d’un accès digital exponentiel des sciences humaines et exactes en bibliothéconomie.. La consultation des bibliothèques de sciences humaines va souvent de pair avec l’accès à d’autres supports d’information : archives, Photographies historiques, enregistrements sonores et autres collections. Une gestion spécifique des bibliothèques évolue donc en une gestion documentaire diversifiée et intégrée.
Présentation d’Els Cornelissen
Table ronde virtuelle Ligue Braille : Lecture et public empêché état des lieux en Belgique
Quel accès à la littérature pour les personnes déficientes visuelles en Fédération Wallonie-Bruxelles ?
Michèle Dubois Bibliothécaire dirigeante, Ligue Braille
Présentation des spécificités du livre sonore DAISY et de l’offre des Bibliothèques spéciales, qui permettent aux personnes déficientes visuelles d’avoir accès à la littérature en Fédération Wallonie-Bruxelles. Citons notamment la bibliothèque de la Ligue Braille qui propose à ses bénéficiaires une collection de plus de 35 000 livres adaptés
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Vue de Flandre : la Luisterpuntbibliotheek et son expérience relative à l’accueil des publics dyslexiques
Saskia Boets, Directeur lezers, collectie en communicatie Luisterpuntbibliotheek)
Luisterpuntbibliotheek est la bibliothèque publique néerlandophone où les personnes aveugles, malvoyantes ou souffrant de l’une ou l’autre forme de trouble de la lecture peuvent emprunter des livres adaptés. Sa mission est de procurer de la lecture adaptée à toute personne ne pouvant momentanément ou définitivement utiliser des livres ordinaires. Retour sur ses activités et sur son expérience relative à l’accueil des publics dys’.
Et à l’international ? Le Traité de Marrakech et Le Service Mondial d’Échange de Livres de l’ABC
Luc Maumet, Bibliothécaire au Consortium pour des livres accessibles (ABC) / Organisation mondiale de la propriété intellectuelle.
Le Traité de Marrakech permet la production et l’échange transfrontière de livres accessibles. Ce traité historique a été adopté le 27 juin 2013 par les États membres de l’OMPI et est entré en vigueur le 30 septembre 2016 après avoir été ratifié par 20 de ces États membres. Le service mondial d’échange de livres de l’ABC est une initiative visant à mettre en œuvre le Traité de Marrakech au niveau opérationnel. Ce service interbibliothèques international offre la possibilité aux organismes participants d’étoffer gratuitement leurs collections dans le cadre d’un échange avec des bibliothèqcues d’autres pays.
Julie Birkholz
Dr. Julie M. Birkholz est professeure assistante en Humanités numériques au Ghent Centre for Digital Humanities de l’Université de Gand et responsable du Digital Research Lab de la Bibliothèque royale de Belgique (KBR).
Son expertise de recherche porte sur l’analyse historique des réseaux sociaux. De 2017 à 2020, elle a été boursière en humanités numériques sur le projet ERC Agents of Change Research WeChangEd, étudiant les réseaux historiques des femmes éditeurs, de périodiques et d’organisations en Europe, ainsi que la gestionnaire de données de recherche pour les données liées et ouvertes des informations bibliographiques de ces éditeurs. De 2014 à 2017, elle a été chercheuse postdoctorale au Centre for Higher Education Governance Ghent, où elle a fait des recherches sur l’identification des réseaux sociaux au travers des données du web. Elle est titulaire d’un doctorat en sciences de l’organisation de l’Université d’Amsterdam (Pays-Bas).
Etant donné que l’étude des réseaux, tant sur le plan théorique que méthodologique, croise différentes disciplines, ses recherches sont intrinsèquement interdisciplinaires.
Sally Chambers
Sally Chambers est la coordinatrice de recherche du projet data.kbr.be et coordinatrice de recherche en humanités numériques au Ghent Centre for Digital Humanities. De plus, elle coordonne quotidiennement la participation de la Belgique au sein de DARIAH, the Digital Research Infrastructure for the Arts and Humanities. L’objectif de DARIAH en Belgique est d’offrir un portefeuille durable de services pour soutenir la recherche numérique dans les arts et les sciences humaines. Elle est titulaire d’une licence en littérature et psychologie, d’une maitrise en études culturelles et d’un diplôme de troisième cycle en gestion des services d’information.
Digital Research Lab
L’objectif du KBR Digital Research Lab consiste à faciliter les recherches utilisant des techniques de text mining et de data mining (fouille de textes et de données) afin d’explorer les collections diversifiées, multilingues, numérisées et numériques de KBR. Il s’agit notamment de favoriser l’accès numérique aux sources textuelles et d’encourager, à des fins de recherche, l’utilisation et la réutilisation de ces sources, des données et des métadonnées relatives aux différentes collections. Le Lab entend être un lieu de recherche et d’expérimentation fournissant un soutien important en vue de la réalisation de tels projets numériques. Sont concernés en particulier les projets exploitant les collections de KBR et qui font appel à des outils numériques tels que le text mining et le data mining ou, plus globalement, qui relèvent des humanités numériques.
DATA-KBR-BE
Le projet DATA-KBR-BE est une collaboration interdisciplinaire entre experts du patrimoine culturel, chercheurs en humanités numériques (digital humanities) et experts en sciences des données (data scientists). L’objectif est de donner accès aux données structurées des collections numérisées et nées numériques de KBR, dans le cadre de Open Science. DATA-KBR-BE optimisera l’infrastructure ICT existante de KBR. Ce projet favorisera un accès durable aux données structurées des collections numérisées, notamment dans le domaine de la recherche en humanités numériques (digital humanities).
Présentation conjointe de Julie Birkholz et Sally Chambers
Traitement des données personnelles aux fins d’archivage & Droit à l’oubli
Erika Ellyne est avocate au sein du cabinet Ariga et passionnée par les nouvelles technologies. Elle a commencé son parcours professionnel en tant que chercheuse académique à la VUB, dans les matières de la propriété intellectuelle, la protection des données, et le droit de la concurrence. Elle a poursuivi sa formation en devenant avocate spécialisée en droit des nouvelles technologies au barreau de Bruxelles. Aujourd’hui, elle continue à développer ses compétences en IT.
Johan Vandendriessche est avocat spécialisé dans le droit des TIC, la vie privée, le traitement des données à caractère personnel et la propriété intellectuelle. Il est avocat associé du cabinet Affluo.
Le Règlement général sur la protection des données (RGPD) contient des dispositions spécifiques qui peuvent faciliter le traitement des données personnelles à des fins d’archivage, de recherche scientifique et historique et à des fins statistiques. Me Johan Vandendriessche expliquera les possibilités, les dispositions favorables et les limitations prévues par le RGPD et la législation nationale qui en découle.
Ce même RGPD garantit aussi le droit à l’oubli et à l’effacement des données permettant au citoyen de ne pas être hanté par une erreur de jeunesse mise en exergue par Google. Me Erika Ellyn expliquera l’origine et le contexte de ces droits au sein du RGPD et des droits fondamentaux avant de présenter le développement jurisprudentiel et l’articulation actuelle du droit à l’oubli et à l’effacement des données mis en rapport avec le métier de documentaliste.
Présentation d’Erika Ellyne
Présentation de Johan Vandendriessche
Des bibliothécaires pris dans le mode projet : retour sur la conception d’une grande bibliothèque en France
Emilie GARCIA GUILLEN, docteur en sociologie, Université libre de Bruxelles
La thèse présentée par l’oratrice explore un projet de conception d’une grande bibliothèque dans une métropole française récemment instituée, appelée à être un équipement culturel phare à l’échelle de l’agglomération. Les enjeux de cette grande bibliothèque censée être « porteuse de sens et d’avenir pour les habitants » sont donc très importants pour les élus à divers titres (dynamisme de la politique culturelle, image de la ville, rayonnement de la métropole, etc.). La recherche se penche plus précisément sur l’activité des bibliothécaires occupés à travailler sur cette bibliothèque, « en mode projet ».
Ci dessous le résumé de la thèse d’Emilie Garcia

Programme
Matin
Modération (en Français) : Danielle Couvreur, Knowledge Manager, ONDRAF
Introduction et présentation de la journée
par :
Joachim Spyns au nom de Sara Lammens, Directeur général a.i. – KBR
Christopher Boon, Comité scientifique Inforum 2021
Sara Decoster, présidente de l’ABD-BVD
Le bien-être des travailleurs lors de l’exécution de leur travail : cadre juridique, principes et acteurs
par Godelieve Ponnet, Conseiller général – SPF Emploi, Travail et Concertation Sociale, Direction générale de l’Humanisation du Travail
L’objectif de cette présentation est de donner une brève introduction à la politique relative au bien-être des travailleurs dans l’exécution de leur travail que l’employeur doit mener dans son entreprise. Cette présentation développe les principes de la politique de prévention et traite du rôle de toutes les parties concernées (employeur, travailleurs, conseillers en prévention et comité PPT).
Les New Ways of Working et leurs effets sur le bien-être au travail
par Aline Bingen, Professeure de Sociologie du travail – Université libre de Bruxelles
L’exposé présente les résultats d’une enquête qualitative menée auprès de différents acteurs confrontés à des formes de « travail nomade numérique » pour appréhender les effets des usages des outils numériques sur le bien-être des travailleurs. La recherche a été commanditée par le SPF Emploi, Travail et Concertation Sociale. Une des activités appréhendées a concerné la gestion de dossiers administratifs des travailleurs d’administrations publiques et d’institutions bancaires, confrontés à la pratique du télétravail et à l’occupation d’espaces partagés.
Gestion des risques à KBR suivant une approche systémique ancrée au niveau d’un plan interne d’urgence (PIU) unique fort
par Jacqueline Lambert, Conseiller en prévention, responsable du Service interne de prévention et de protection au travail – KBR
La gestion des risques dans une institution patrimoniale telle que KBR est un challenge de tous les jours. Le patrimoine conservé à KBR, d’une valeur essentielle pour nos sociétés, présente des risques particuliers. L’approche systémique permet de garantir la cohérence et d’optimaliser les ressources pour relever ce défi. S’ancrer au niveau du document phare qu’est le plan interne d’urgence est un atout en matière de visibilité et d’organisation. Ce plan en constante évolution, fait la part belle à la prévention, sert d’accroche à divers outils ayant pour objet d’en assurer la bonne application et présente la possibilité de s’inscrire dans des synergies ayant pour objet d’en augmenter la portée.
Gérer l’agression verbale
par Anke Van de Woestijne, Criminoloog en Business Manager – Crime Control
L’agression dans le cadre du travail est de plus en plus souvent vécue, y compris par les bibliothécaires, documentalistes, archivistes et spécialistes de l’information. Il n’est pas toujours facile de faire face à cette agressivité de manière professionnelle. Cependant, face à des personnes agressives, c’est votre réaction qui peut désamorcer la situation ou calmer l’autre partie et éviter une nouvelle escalade.
Au cours d’une courte présentation, nous approfondirons les formes d’agression auxquelles vous pouvez être confrontés, et nous vous donnerons quelques conseils pratiques pour chaque forme d’agression.
Objectifs :
- Vous reconnaissez les formes d’agression sur le lieu de travail
- Vous savez comment réagir à ces formes grâce à des schémas de traitement spécifiques
L’aménagement ergonomique de mon poste de travail sur écran
par Maude Roland, Conseiller en Prévention Ergonome – CESI asbl
Les troubles musculosquelettiques et la fatigue visuelle sont des problématiques très fréquentes pour les travailleurs sur écran.
La prévention de ces TMS passe notamment par la mise à disposition d’un bon équipement et l’aménagement correct du poste de travail.
Au cours de ce bref exposé, nous passerons en revue les différentes étapes de l’aménagement d’un poste de travail sur écran en vous guidant aussi sur les caractéristiques importantes que devraient présenter vos équipements.
Compte tenu du contexte sanitaire actuel et de la généralisation du télétravail connue en 2020, nous vous donnerons également quelques astuces pour améliorer l’aménagement du poste de travail à domicile…
Après midi
Modération (en néerlandais et en français) Christopher Boon, Comité scientifique Inforum 2021
Remise du Prix ABD-BVD
par Michèle Orban, au nom de Sara Decoster, Présidente du jury du Prix ABD-BVD
Lauréate 2020 : Johanne Raya-Ruiz, diplomée de l’IESSID
Titre du mémoire présenté : Valorisation du fonds local du Centre d’Art de Rouge-Cloître à travers un produit documentaire ludoéducatif & un module de photothèque via PMB et sa fonctionnalité de géoréférencement.
Lauréat 2021 : Benjamin Janssens, diplomé de l’Université libre de Bruxelles(MaSTIC)
Titre du mémoire présenté : Analyse critique de l’évolution de l’EAD et de son implémentation via les logiciels AtoM et ArchivesSpace
Hygiène du travail : ses liens avec les métiers de l’information et sa place dans le contexte pandémique
par Emmanuelle Boilan, Conseiller en prévention Sécurité niv. 1 & Hygiéniste du travail – Responsable de l’Unité Sécurité & Hygiène du travail du CESI asbl / Membre du conseil d’administration du BSOH
Dans la mythologie grecque, la déesse Hygie représente la santé préservée et symbolise la médecine préventive. L’hygiène du travail est une discipline qui permet d’anticiper, prévenir, reconnaître, évaluer et maîtriser les risques pour la santé dans le cadre du travail. Son objectif est de garantir un environnement de travail sain et d’ainsi protéger la santé et le bien-être des travailleurs. Elle s’intéresse particulièrement aux risques biologiques, physiques et chimiques présents sur le lieu de travail. L’exposé est construit autour de deux axes ; le premier visera à décrire le métier d’hygiéniste du travail, ainsi que ses liens avec les métiers de l’information. Le second abordera les sujets « phares » de l’hygiène du travail en ce contexte de pandémie COVID-19 tels que : les risques biologiques et chimiques engendrés, les recommandations générales à suivre concernant l’hygiène des locaux et du matériel, la ventilation et le lavage des mains.
Il est temps d’avoir une politique de télétravail
par Roeland Motmans, Ergonome et Président, VerV – Beroepsvereniging voor Ergonomie
Le télétravail structurel réclame une politique de télétravail. Le télétravail est aussi un travail sur écran et nécessite donc des équipements ergonomiques. L’employeur le met à disposition ou prévoit une allocation de frais à cet effet. Des exemples pratiques montrent comment faciliter et stimuler ce processus. En outre, les employés doivent être informés de la possibilité de travailler sainement à domicile. En cas de plaintes physiques, ils peuvent faire appel à un ergonome. Ce dernier fournira ensuite un soutien via une consultation vidéo. Toutes ces procédures sont définies dans l’annexe du contrat de travail.
« Pause active » ou l’importance de bouger régulièrement
par Maude Roland, Conseiller en Prévention Ergonome – CESI asbl
Cette intervention est complémentaire à celle concernant l’aménagement ergonomique du poste de travail sur écran puisque même si celui-ci est bien aménagé et que le siège est bien réglé, les positions adoptées lors du travail sur écran sont statiques et prolongées et au-delà d’1h, les risques d’apparition de troubles musculosquelettiques sont majorés.
Lors de cette intervention, nous vous rappellons d’abord pourquoi il est important de bouger régulièrement au cours de votre journée. Nous vous donnerons ensuite quelques idées sur ce qui peut être fait pour dynamiser sa journée et sa posture de travail. Enfin, nous réaliserons ensemble une série d’exercices de mobilisation globale et de stretching en vous insistant sur les consignes de base pour une bonne exécution en sécurité. L’objectif sera de vous proposer des exercices accessibles à tous et pouvant être répétés à tous moments.
Pour une gestion positive des conflits : quelques outils pour mieux travailler ensemble
par François Bazier, Formateur et Président – Université de Paix asbl
Après avoir précisé la notion de conflit, ses racines, ses dimensions et les formes qu’il peut revêtir, notamment en milieu professionnel (de l’intra-personnel à l’organisationnel), nous développerons une approche constructive du conflit considéré comme une opportunité pour évoluer. Dans cet esprit, seront précisés les compétences relationnelles nécessaires, l’importance de notre perception des autres et des faits, le potentiel humain en œuvre, le rôle des émotions, la nécessaire clarification des besoins, les outils de la communication. La perspective sera le développement d’un climat et d’une attitude de coopération, ainsi qu’une compréhension des différents styles de gestion des conflits.
Le droit à la déconnexion
par Ingelise de Boer, Attachée de presse – Parlement européen
En janvier 2021, le Parlement européen a adopté une résolution appelant à une consécration européenne du droit à la déconnexion. Ainsi, chaque travailleur en Europe devrait avoir et pouvoir invoquer le droit de ne pas répondre aux courriels, appels téléphoniques ou autres messages numériques après les heures de travail. Depuis le début de la pandémie de COVID-19, le nombre de travailleurs à domicile en Europe a considérablement augmenté et cette question est devenue plus actuelle. La Commission européenne a indiqué qu’elle était favorable à cette proposition et qu’elle entamerait un dialogue avec les partenaires sociaux européens, qui débouchera finalement sur une proposition législative.
Mot de clôture
Par Christopher Boon, Comité scientifique Inforum 2021
Reprobel et le Droit d’Auteur : Nouvelles perspectives
Kurt Van Damme, Head of Sales (Private) legal & International, Reprobel
Prof. Vincent Cassiers, Chargé de cours, UC Louvain
Reprobel représente les auteurs et les éditeurs belges de livres et magazines littéraires, informatifs, éducatifs, scientifiques et professionnels, d’articles de presse, de photographies, d’illustrations et d’autres œuvres visuelles et d’œuvres musicales (à l’exclusion des partitions). Reprobel représente également, par le biais de plus de 35 conventions de représentation, un répertoire étranger important. Reprobel gère, comme guichet unique, la rémunération légale de la « reprographie » (photocopies) mais offre également une licence combinée qui comprend notamment les impressions, les scans, les copies numériques, la communication numérique interne et externe, les présentations Powerpoint et l’archivage numérique d’œuvres protégées.
Kurt Van Damme a présenté Reprobel dans le cadre de la propriété intellectuelle
En réponse à cette présentation Vincent Cassiers nous a présenté quelques questions concernant la repropgraphie
