Décembre 2018 - Une après-midi au Centre d’Etude Guerre et Société (CegeSoma) et au Service Archives des Victimes de la Guerre (SVG).
Une après-midi de découverte. Documentation, outils de recherche et de valorisation des collections du Centre d’Etude Guerre et Société (CegeSoma) et du Service Archives des Victimes de la Guerre (SVG).
C’est en décembre 1967 que le Centre de Recherches et d’Etudes historiques de la Seconde Guerre mondiale a vu le jour. Devenu entre-temps le CegeSoma et intégré au sein des Archives de l’Etat depuis le 1er janvier 2016, il forme aujourd’hui sa 4e Direction opérationnelle et est une institution de référence pour l’étude de la Belgique et des pays voisins au 20e siècle, appréhendée plus spécialement sous l’angle des deux conflits mondiaux.
Il a pour mission de recueillir, conserver, exploiter et mettre à disposition des archives et de la documentation portant sur des périodes de tensions et de ruptures politiques, sociales, culturelles ou économiques du siècle passé.
A côté de l’exploitation de ses collections d’archives, ouvrages, périodiques, photographies, affiches, documents sonores et audiovisuels, … le CegeSoma mène des recherches académiques et d’histoire publique.
Il organise également des journées d’études et des colloques nationaux et internationaux et publie régulièrement des ouvrages ainsi qu’une revue scientifique illustrée (la Revue belge d’Histoire contemporaine) et une Newsletter mensuelle.
Le Service Archives des Victimes de la Guerre, créé après la Seconde Guerre mondiale, intégré au sein des Archives de l’Etat depuis le 1er janvier 2018, et dont les collections complètent remarquablement celles du CegeSoma, est situé dans le même bâtiment. Les deux services entendent aujourd’hui répondre au mieux aux nouveaux défis de l’avenir.
Orateurs :
* Mathieu Roeges, historien, chercheur (projet UGESCO) au CegeSoma
* Alain Colignon, historien, responsable de la Bibliothèque du CegeSoma
* Chantal Kesteloot, historienne, responsable Histoire publique au CegeSoma
* Alexandra Matagne : historienne, chef de service au SVG
* Gert De Prins : historien, chef de service au SVG
* Présentation du CegeSoma et du SVG, de leurs collections et outils de recherche, questions-réponses
* Visite guidée de la bibliothèque et des dépôts d’archives
Documenter le spectacle, un art éphémère
Les arts du spectacle ne durent que le temps des représentations. Ensuite, il ne nous en reste que des souvenirs. « Dieu merci, notre art ne dure pas. Au moins n’ajoutons-nous rien au bric-à-brac des musées » écrit le metteur en scène Peter Brook. Néanmoins, des documentalistes, bibliothécaires et archivistes s’évertuent à documenter cette discipline artistique, et à en garder des traces… Ce Doc’Moment sera consacré à une meilleure compréhension de cette entreprise qui, du fait de sa spécificité, interroge tout particulièrement le métier de documentaliste.Y seront notamment abordées, la documentation dans un objectif promotionnel, la problématique de la collecte des captations filmées, la création d’outils pour encourager les compagnies de théâtre et de danse à documenter elles-mêmes leurs créations, la conservation des archives…
Vous retrouverez ci-dessous les présentations:
- Traces et mémoire des pratiques théâtrales et dramaturgiques par Francoise Lamoureux, spécialiste en gestion d‘information et des connaissances (Centre de documentation Théâtre de La Bellone)
Exposition du projet de La Bellone, lieu dédié à la recherche et à la réflexion, en d’autres mots un outil de dramaturgie, pour la communauté du secteur des arts scéniques. Présentation des collections et des services proposés par le Centre de documentation afin de soutenir ce projet en conservant les documents et les traces en lien avec la recherche et l’étude des pratiques théâtrales et dramaturgiques. Françoise Lamoureux est spécialiste en gestion d‘information et des connaissances depuis une quinzaine d’années dans différents secteurs dont celui des arts de la scène. Elle a développé et géré différentes applications de gestion d’information (web, base de données) et a également analyser, résumer, cataloguer et diffuser de l’information pertinentes à différents groupes d’utilisateurs via des intranets, des newsletters ou des groupes de diffusion. - TRACKS, Boîte à outils & Lignes directrices pour la conservation des archives et des collections dans le secteur artistique, par Bart Magnus, ASBL PACKED (Centre d’Expertise pour le Patrimoine numérique).
TRACKS, Boîte à outils & Lignes directrices pour le traitement des archives et collections dans le secteur artistique, a été créée à l’initiative du gouvernement flamand pour informer et guider ce secteur spécifique dans la conservation de ses archives et collections. TRACKS résulte d’une collaboration de différents partenaires ayant chacun leur expertise, ainsi qu’on peut le voir dans le site web (www.projecttracks.be) qui offrent des services adaptés et spécifiques à ce secteur particulier.
- Archiver le théâtre ou comment garder les traces d’un art éphémère par Vincent Radermecker (historien-archiviste), Kosta Siskakis (archiviste spécialisé en gestion des photographies et numérisation) et Dominique Dewind (documentaliste-archiviste et enseignante), section « Théâtre » des Archives et Musée de la Littérature (AML).
Les Archives & Musée de la Littérature ont pour mission de conserver les archives littéraires et dramatiques, et par extension du spectacle. Face à la difficulté de rendre une image objective d’un spectacle du passé, notamment parce que le théâtre est un art vivant qui met en coprésence les acteurs et le public, la section théâtre tente de rassembler des traces multiples : archives diverses, photos, captations, maquettes, témoignages, informations factuelles…
- Le patrimoine audiovisuel à La Monnaie par Sybille Wallemacq, collaboratrice Archives audiovisuelles au Théâtre Royal de la Monnaie.
L’identification, la numérisation, la conservation et l’accessibilité du patrimoine audiovisuel du Théâtre Royal de la Monnaie font partie des grands projets actuels du service des Archives. Quelles sont les spécificités de ce patrimoine ? Quel a été le parcours de la Monnaie dans la gestion de ce patrimoine ? Entre théorie et pratique, la Monnaie partage son expérience.
Documentalistes, bibliothécaires : tous entrepreneurs ?
Chaque professionnel de l’information se reconnaît dans ce métier pour diverses raisons (amour du métier, lien avec le public, métier de service…) et une appartenance forte à une profession. Le côté créatif est un facteur attractif également car, même si le métier est « réglementé » et suit des normes et des standards qui lui sont propres, il est – encore – possible de créer, d’inventer et d’innover. Il n’est donc pas très éloigné d’une certaine idée de l’entrepreneuriat, il en est même proche. Si les décideurs et les managers parlent de profit, de rentabilité, de retour sur investissement, les professionnels de l’information parlent de « retour positif à la société ». A côté des services traditionnels d’une bibliothèque, il y a place pour un ensemble de services et de prestations documentaires ou d’information qui s’avèrent utiles voire essentiels à la société. Le marchand et le non-marchand sont complémentaires.
Orateurs:
Clotilde Vaissaire-Agard, consultante et formatrice en information-documentation (CF2ID), éditrice (Editions KLOG). Site https://www.editionsklog.com/
Jean-Philippe Accart, directeur de la Bibliothèque et Archives Ecole hôtelière de Lausanne (Suisse), auteur, conférencier. Site https://www.jpaccart.ch/
Vous retrouverez ci-dessous leur présentation:
La normalisation au service des stratégies d’archivage électronique
Pour les consommateurs, la conformité à une norme signifie que le produit ou le service possède un certain nombre de caractéristiques en matière de sécurité, de qualité, de facilité d’utilisation ou d’environnement. La gestion de l’information trouve également dans la normalisation un cadre de référence. Comment garantir que vous gérez correctement le bon type et les bons volumes d’informations ?
Johan Haelterman (Bureau de Normalisation – NBN) nous a proposé une introduction à la normalisation. Que sont les normes ? Comment sont-elles développées ?
Quelle est leur la valeur ajoutée pour les institutions et les entreprises ?
Laurence Maroye (Université Libre de Bruxelles – ISO TC46/SC11) nous a proposé une présentation sur la normalisation et gestion de l’information. Comment les normes peuvent-elles aider les entreprises et les institutions à gérer l’information de manière efficace et légale ? Quelle est la valeur ajoutée de l’application des normes pour la gouvernance de l’information ?
Programme
Matin
Modération (en néerlandais) : Rika Colpaert, Collaboratrice scientifique, Bibliothèque royale de Belgique
ACCUEIL
Introduction et présentation de la journée
par Guy Delsaut, président de l’ABD-BVD
Sophie Vandepontseele, directrice des Collections contemporaines, Bibliothèque royale de Belgique
Marc Van den Bergh, Vice-président de l’ABD-BVD et Coordinateur de l’Inforum 2018
Sources et traces numériques : une nouvelle chorégraphie
par Marie-Anne Chabin, Conseil aux entreprises (archivage managérial, records management), cabinet Archive 17
La donnée est partout : on nous le dit et on peut le voir. On dit aussi que « la donnée » fait reculer la notion même de document. Peu importe, si on creuse un peu, au-delà du support, il y a toujours des hommes qui utilisent l’écrit (l’image, le son) pour deux finalités universelles : enregistrer les traces des droits et obligations des personnes, constituer des sources de connaissance pour la formation des individus et des citoyens. Avec le numérique, il y a toujours des informations-traces et des informations sources. Simplement, elles ne se présentent plus de la même façon, interagissent différemment, plus vite, et évoluent en dessinant de nouvelles figures…
Pause
Archiver, quelle que soit la forme. L’archivage numérique à Anvers
par Filip Boudrez, Archiviste, Ville d’Anvers
L’archivage numérique fait partie intégrante de la politique et de la pratique d’archivage du FelixArchief à Anvers. Décisions du Conseil communal, courriers électroniques, datasets, sites web, messages postés sur les médias sociaux sont tous archivés de manière électronique. Le dépôt numérique est au coeur de la fourniture de services électroniques. La gestion du risque et les normes (internationales) forment, avec les principes fondamentaux de l’archivage, les piliers du dépôt numérique. Filip Boudrez expliquera les choix qui ont été faits et comment le FelixArchief fait face aux défis de l’archivage numérique durable.
La fourniture d’information statistique à haute valeur et la révolution numérique
par Barteld Braaksma, Gestionnaire de l’innovation, Centraal Bureau voor de Statistiek (CBS)
Les progrès de la digitalisation entraînent d’énormes changements dans le domaine de la collecte, de la gestion, du traitement et de la valorisation des données. Simultanément, les besoins et les attentes des utilisateurs se modifient. De nouveaux phénomènes sociaux réclament une description et une interprétation adéquates. À cela s’ajoutent moteurs de recherche et médias sociaux fournissant de l’information dont la provenance et la fiabilité sont sujet à caution. Tout ceci place un fournisseur d’information tel que CBS devant de grands défis. Du côté de la collecte de données, le Big Data et l’Internet des objets présentent de tout autres caractéristiques que l’observation d’échantillons. En ce qui concerne la fourniture d’information, les utilisateurs attendent un accès facilité aux données via les média électroniques, plutôt que de pouvoir consulter une publication papier. Pour passer de sources brutes à de l’information utilisable, une connaissance des nouvelles techniques, telles que la fouille de texte [text mining] ou l’apprentissage machine [machine learning], s’avère indispensable. La présentation décrit comment CBS affronte ces changements et, simultanément, garantit des valeurs fondamentales, telles que la qualité et la protection des données.
Lunch
Après-midi
Modération (en français) : Michel Fincoeur, Collaborateur scientifique, Bibliothèque royale de Belgique
Remise du Prix ABD-BVD
par Isabelle Somville-Cornet, Vice-présidente de l’ABD-BVD et Présidente du jury du Prix ABD-BVD
Déprofessionnalisation de la profession de l’information : causes, conséquences et plan d’action
par Frank Huysmans, Maître de conférences en bibliothéconomie à la Faculté des sciences humaines, Université d’Amsterdam
Ces dernières années, tant en Flandre qu’aux Pays-Bas, de nombreuses formations aux métiers de l’information ont cessé d’exister ou ont été absorbées dans des formations plus larges. Ce fut le cas dans les enseignements supérieur et universitaire. Raison pour laquelle la Vlaamse Vereniging voor Bibliotheek, Archief en Documentatie (VVBAD) et la Koninklijke Nederlandse Vereniging van Informatieprofessionals (KNVI) ont réfléchi aux causes et aux conséquences de cette tendance, et aux manières de l’inverser. Une enquête sur les besoins des professionnels de l’information sur leur propre terrain de travail, mais aussi à l’extérieur, était l’une des actions envisagées. La présentation met en lumière les principaux résultats et les replace dans un contexte plus large afin d’établir un plan d’action pour le secteur professionnel. Que pouvons-nous – et devons-nous – faire en tant que professionnels de l’information afin de contrecarrer cette déprofessionnalisation sournoise de notre profession ?
Les dirigeants face à l’information
par Pascal Junghans, Directeur de l’activité prospective, Entreprise et Personnel
Au cours de cette conférence seront présentés les résultats d’une recherche menée à partir d’une revue de littérature auprès de 26 dirigeants principaux de grandes entreprises sur leurs rapports à l’information. Ceux-ci reçoivent une masse d’information venant de l’entreprise, dont notamment celles fournies par les professionnels de l’information. Mais aussi ils recherchent par eux-mêmes d’autres informations plus prospectives, des signaux faibles lors de visites dans les usines et bureaux et par leurs réseaux. Pour traiter et s’approprier cette masse d’informations, ils vont certes utiliser les procédures de l’entreprise, notamment des réunions adaptées, mais surtout, mettre en œuvre les ressources “irrationnelles“ de leurs cerveaux pour “prophétiser“ le futur de leur organisation. Cette conférence se termine par la présentation des enseignements théoriques et pratiques de la recherche.
Clôture de la journée
par Guy Delsaut, Président de l’ABD-BVD
Réception
L’usage d’articles de presse par le documentaliste
Dorien Taeymans, Associate, Liedekerke Wolters Waelbroeck Kirkpatrick
Bernard Vanbrabant, Chargé de cours à l’Université de Liège et Of-Counsel, Liedekerke Wolters Waelbroeck Kirkpatrick
La salle de lecture Journaux et Médias contemporains de la Bibliothèque royale vient de subir une rénovation. À cette occasion, nous nous sommes penchés sur les relations actuelles qu’entretiennent presse et droit d’auteur. Dans nos pratiques professionnelles, que pouvons-nous encore faire avec l’information et les documents provenant d’une source de presse ? Leur traitement est-il différent selon qu’ils proviennent d’une source papier ou électronique, et selon l’activité de l’entreprise ou de l’organisation pour laquelle nous travaillons ?
Deux spécialistes de la propriété intellectuelle et des nouvelles technologies ont introduit la problématique et ont répondu à nos interrogations.
Vous pouvez retrouver leur présentation ci-dessous:

