Cahiers de la Documentation 2017/2 (juin 2017)

Editorial

Fake ! Fake ! Fake !
Hoax, storytelling, conspiracy theory, fake news, post-truth…
Jamais, ces derniers mois, on n’aura autant parlé des dangers de la désinformation et des dérives que posent les différentes formes de manipulation de l’information.
Certes, notre terminologie professionnelle s’est enrichie, et la post-vérité a fait son entrée, tant dans notre champ informationnel que dans l’Oxford English Dictionary, pour lequel « post-truth » et son corollaire politique ont été élus Mot de l’année 2016. Mais désormais, avec les « fake news » et les « faits alternatifs », on ne rigole plus…
Ceux-ci ont maintenant prouvé leur dangerosité : ils manipulent les opinions publiques, dévoient des pays vers des horizons incertains et bousculent le devenir de notre planète, en dessinant une « violence symbolique qui pèse sur l’action des hommes, influence leurs opinions, transforme et instrumentalise leurs émotions, les privant ainsi des moyens intellectuels et symboliques de penser leur vie ».
Le sujet n’est pas neuf dans les pages de nos Cahiers de la Documentation. À plusieurs reprises, nous avons abordé ces questions, que ce soit pour dénoncer, au travers de nos éditoriaux, ces nouveaux prédateurs que sont les « pollueurs d’information », ou pour proposer des pistes de réflexion et d’action.
Tout récemment encore, le numéro 2017/1 de notre revue vous proposait la lecture des contributions des orateurs de notre Inforum 2016, consacré à la fiabilité de l’information. Était-ce prémonitoire ?
Tout le monde s’accorde pour dire qu’il y a péril en la demeure. Les réactions arrivent, sans doute fort tardivement, mais elles se heurtent de front au droit de la liberté d’expression.

De grandes organisations internationales ont décidé de saisir le problème à-bras-le-corps. Dans une Déclaration conjointe du 3 mars 2017, des rapporteurs spéciaux identifient les « fake news » comme un sujet de préoccupation planétaire, mais concluent que les efforts déployés pour les contrer pourraient aussi mener à la censure, à la suppression de la pensée critique et à des mesures contraires aux droits de l’homme.
« Il est trop facile de répandre la désinformation sur le Web », déclare Tim Berners-Lee dans une lettre ouverte du 12 mars 2017 dans laquelle il exprime son inquiétude croissante face à ces nouvelles tendances : « Nous devons contrer la désinformation en aidant les points d’entrée sur le Web que sont Google et Facebook à poursuivre leurs efforts pour résoudre ce problème, tout en évitant de créer une institution centrale qui déciderait de ce qui est « vrai » ou non ».
Deux grands noms de « sources d’information » sont lâchés ; mais attention : ne nous trompons pas de cible ! Si nombre de « fake news » se propagent SUR Facebook et Google – on pourrait y adjoindre Twitter –, elles ne sont pas propagées PAR Facebook et Google. Ce sont leurs utilisateurs qui en sont les propagateurs, des êtres humains, comme vous et moi.
Si certains médias n’ont pas encore bien pris la mesure des dégâts déjà causés ou à venir, d’autres ont pris les devants, parfois depuis bien longtemps. Comme l’indique une étude récente, les initiatives de fact-checking sont en pleine floraison. L’exemple le plus communément cité est celui de l’hebdomadaire Der Spiegel, dont l’équipe de « fact-checkers » fait l’admiration de la Toile, avec ses 80 collaborateurs. D’autres suivent cet exemple, à moindre échelle, mais avec une efficacité non moindre : « Les Décodeurs » du journal Le Monde, la rubrique « Désintox » de Libération, « Feitenchecker » du journal De Morgen… pour n’en citer que quelques-uns. La résolution est en marche, et avec elle les détecteurs de mensonge !
En tant que professionnels de l’information, nous avons aussi un rôle à jouer, car cette pollution constitue un défi majeur. Quotidiennement, nous appliquons des filtres : dans nos recherches d’information, dans nos sélections de documents, dans la diffusion de nos données. Enseignons également à nos utilisateurs, à nos publics et à nos connaissances à utiliser les filtres du bon sens et de la bienveillance, à commencer peut-être par les « trois tamis de Socrate » : ceux de la vérité, de la bonté et de la nécessité… Dans un monde où vitesse voudrait primer sur vérité, demandons-nous : si ce n’est ni vrai, ni bon, ni utile, à quoi bon le raconter ?

Alors, dans notre village global, évoluant de galaxie en galaxie, de Gutenberg à Marconi comme le décrivait Marshall McLuhan, peut-être serons-nous les prochains « Gardiens de l’INFOgalaxie » ?
« Lorsque moi j’emploie un mot, répliqua Humpty Dumpty d’un ton de voix quelque peu dédaigneux, il signifie exactement ce qu’il me plaît qu’il signifie… ni plus, ni moins. »
« La question, dit Alice, est de savoir si vous avez le pouvoir de faire que les mots signifient autre chose que ce qu’ils veulent dire. »
« La question, riposta Humpty Dumpty, est de savoir qui sera le maître… un point, c’est tout. »
Lewis Carroll – 1871

Christopher BOON

 

L’esprit du temps et la stratégie de l’anémone
Comment et pourquoi l’entreprise Google communique-t-elle les données relatives  aux requêtes effectuées sur son moteur ?

Guillaume SIRE, Maître de conférences en Sciences de l’Information et de la Communication

Les données relatives aux requêtes des internautes sur le moteur de recherche Google constituent un trésor que le propriétaire du moteur est, de fait, seul à posséder. Or il se trouve que Google publie partiellement ces données, mais en protège les détails les plus valorisables sur le plan économique et informationnel dans un mouvement comparable à celui de l’anémone qui se déploie et se replie sur elle-même, de façon à ne montrer à son entourage immédiat, fait de proies et de prédateurs, que ce qu’elle veut bien leur montrer, pour mieux attirer les proies et écarter les prédateurs. Nous décrivons et analysons dans cet article le comment et le pourquoi d’une telle stratégie.

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50 Years of Print
Du dépôt légal d’hier à celui de demain

Michel FINCOEUR, Attaché scientifique Collections contemporaines, Bibliothèque royale de Belgique
Nadège ISBERGUE, Attachée scientifique Collections contemporaines, Bibliothèque royale de Belgique

Alors que le dépôt légal belge a célébré ses 50 ans en 2016, il est intéressant de rappeler qu’il est issu d’une longue et riche histoire allant du dépôt royal (1594) au dépôt légal contemporain (1966). Ce dépôt étant la principale source d’accroissement de ses collections, la Bibliothèque royale de Belgique a fêté dignement son jubilé en organisant cinq évènements à destination d’un public varié. Cet article donne le contexte historique du dépôt légal actuel et propose un compte-rendu des différentes festivités organisées dans le cadre de cet anniversaire. C’est également l’occasion d’évoquer brièvement les projets futurs mis en place pour moderniser le dépôt.

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Le dépôt légal en question(s). Mises en pratique sur le terrain

Questionnaire et compilation des réponses réalisés par Catherine GÉRARD et Christopher
BOON, avec la collaboration de Dominique VANPÉE, administrateurs de l’ABD-BVD

En guise de suite à notre Doc’Moment sur le dépôt légal, qui s’était déroulé à la Bibliothèque royale de Belgique (KBR) le 16 novembre dernier, nous avons souhaité interroger 4 organismes sur leurs pratiques concernant cette part non négligeable de leur activité professionnelle, et sur leurs attentes ou préoccupations relatives aux futures évolutions.
Nous tenons à remercier :
– Annick Noël (A.N.) – Directrice générale, Administration provinciale du Brabant wallon,
– Greet Roothooft (G.R.) – Medewerker Grafische Producties, Boerenbond & Landelijke Gilden,
– Hubert Lardinois (H.L.) – Attaché-Géographe – Bibliothécaire, Institut Géographique National,
– Sam Capiau (S.C.) – Beleidsmedewerker, Erfgoedbibliotheek Hendrik Conscience,
qui ont accepté de se prêter à notre jeu de questions-réponses.

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De duurzame bewaring op lange termijn van de digitale editie
Een uitdaging voor de Koninklijke Bibliotheek van België

Sophie VANDEPONTSEELE, Directeur van de Hedendaagse verzamelingen – Koninklijke Bibliotheek van België

Pour continuer à assurer la préservation de l’héritage éditorial belge, la Bibliothèque royale doit s’adapter à la réalité digitale d’aujourd’hui. Plusieurs projets récemment initiés vont pouvoir permettre de répondre à cet impératif de conservation. Le dépôt légal doit s’étendre aux publications digitales en ligne et sur tous supports physiques et la question de l’archivage du web belge va être étudiée par la Bibliothèque royale et les Archives de l’État, en collaboration avec les Universités de Gand et de Namur et la Haute École Bruxelles-Brabant.

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Le statut de la liberté de panorama en Belgique et ailleurs
Entre droit d’auteur modernisé et flou artistique

Guy DELSAUT, Professionnel de l’information

Le 27 juin 2016, la Chambre des représentants a adopté une loi introduisant la liberté de panorama en Belgique. Il est désormais autorisé de reproduire et de diffuser des oeuvres protégées, placées dans l’espace public, sous certaines conditions qui demeurent interprétables. D’autres pays avaient déjà introduit cette exception au droit d’auteur. Elle est même largement répandue dans la plupart des États membres de l’Union européenne. Regardons pourquoi cette nouvelle disposition est devenue indispensable, quelles sont les différences entre les législations, quelles sont les limites de la loi et surtout comment on peut interpréter la loi belge. Elle a le mérite de légaliser certaines pratiques très répandues mais maintient un flou juridique sur certains aspects.

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Il y a une vie après le boulot, ou comment vivre déconnecté ?

Nathalie BOONEN, Documentaliste, Groupe CESI

Dans le monde actuel du travail, il est devenu impossible de fonctionner sans être connectés. Cette connexion nous rend flexibles, autonomes et nomades. Mais aussi archi-disponibles, hyper-connectés, voire même stressés, irritables, continuellement sur le qui-vive ou insatisfaits.
La France est le premier pays au monde qui a osé légiférer sur le « droit à la déconnexion », créant la surprise un peu partout à l’étranger.
Ce droit à la déconnexion est-il révélateur d’un problème de grande ampleur ? La digitalisation du monde du travail est-elle en
train de rogner notre sphère privée, créant l’impossible retour en arrière ? Mais, pour autant, faut-il à tout prix légiférer un droit
qui devrait être une simple question de priorité et de bon sens ?
Le droit à un équilibre entre vie privée et vie professionnelle…

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Compte rendu
KM: a fit for all sizes? Doc’Moment du 22 mars 2017

Arnaud SEEUWS, Information officer – Administrateur ABD-BVD

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cover2014-4_smallÉditorial

La nouvelle est tombée en ce début d’année académique : l’Universiteit Antwerpen a l’intention de supprimer sa formation « Informatie & Bibliotheekwetenschap » dès l’année prochaine. Comme souvent, les raisons invoquées sont économiques, mais c’est toute une profession qui en vient à s’interroger tant sur son présent que sur son avenir.

Une profession en pleine mutation, qui ne se borne plus à la gestion de la documentation papier, mais qui a saisi à bras-le-corps l’arrivée du numérique pour se lancer dans la gestion électronique de documents, la veille stratégique, la gestion de sites web et d’intranet, la gestion de l’e-reputation, etc. Une profession qui change de nom : nous devenons tantôt records manager, tantôt gestionnaire de connaissances, analyste fonctionnel, community manager et plus encore. La cartographie des métiers établie par l’Association des Professionnels de l’Information et de la Documentation (ADBS)[1] en est une belle illustration.

Le professionnel de l’information se doit aujourd’hui d’occuper une place stratégique. Dans une époque qui voit se multiplier les canaux de communication et d’information en temps réel, il ne s’agit plus seulement de trouver cette information mais aussi de séparer le bon grain de l’ivraie et de la diffuser à la bonne personne, au bon moment.

Dans le même temps, certains s’inquiètent d’une pénurie de bibliothécaires et d’archivistes pour les prochaines années. Ceci s’expliquerait notamment par le manque d’attrait pour la profession. Une profession qui semble incontournable et qui est pourtant encore largement méconnue : n’avez-vous jamais entendu dire « Tout le monde est documentaliste ! »

Tout le monde ? Hélas non ! Si chacun de nous est aujourd’hui plongé en permanence au milieu d’une masse exponentielle d’information, cela ne veut pas dire que nous pouvons tous la gérer de manière optimale.

C’est sans doute là que réside toute la difficulté d’être documentaliste aujourd’hui. Sommes-nous à un carrefour stratégique entre l’information et les usagers ? Si nous pouvons sans trop de craintes répondre par l’affirmative, c’est à chacun de nous de le démontrer au quotidien.

Le présent numéro des Cahiers de la Documentation vous permettra de découvrir de nouveaux aspects de cette profession stratégique qu’est la nôtre.

Bonne lecture à tous !

[1]Association des Professionnels de l’Information et de la Documentation (ABDS). Carte Métiers ADBS 2013 [en ligne]. Paris : ADBS, 2013 (consulté le 6 novembre 2014) <http://www.adbs.fr/carte-metiers-adbs-2013-132079.htm>

Anne-Catherine DEMEULDER
Arnaud SEEUWS

Information literacy and the information commons : A coevolutionary mode

Donald BEAGLE, Director of Library Services

Aux États-Unis, les premières normes pour l' »information literacy », ou maîtrise de l’information, furent formalisées par l’Association of College and Research Libraries (ACRL) en 1999 et approuvées en janvier 2000. En mars 1999, l’article Conceptualizing an Information Commons fut publié et décrit par la suite comme « … l’article majeur qui a défini les principales exigences pour un espace informationnel commun ». Ainsi, aux États-Unis, les définitions formelles de la maîtrise de l’information, et d’un espace informationnel commun sont apparues simultanément. Depuis 2000, plusieurs espaces informationnels communs ont évolué en « learning commons », ou espaces communs d’apprentissage, sous la pression de trois facteurs environnementaux : la technologie, la pédagogie et l’économie. Maintenant, en 2014, l’ACRL a publié un nouveau Framework for Information Literacy in Higher Education. Cet article suggère que ce nouveau IL Framework a évolué en réponse aux mêmes trois facteurs que ceux des espaces informationnels communs. Ceux-ci et la maîtrise de l’information sont donc entrés dans une relation réciproque qui peut être vue comme un modèle de co-évolution.

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Slim kennis delen in de Nederlandse groene sector: Groen Kennisnet en de rol van bibliotheken en bibliotheekmedewerkers

Rob van GENDEREN, Coördinator sectie documentatie, Wageningen UR Library en Hoofdredacteur Groen Kennisnet , Coördinator sectie documentatie, Wageningen UR Library en Hoofdredacteur Groen Kennisnet

Le service néerlandais Groen Kennisnet se propose de stimuler la circulation de connaissances entre la recherche, l’enseignement et les entreprises dans le domaine écologique. Cet article montre sur base de l’exemple pratique de l’UR Library Wageningen les perspectives qui sont offertes aux bibliothèques spécialisées et à leurs collaborateurs.

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Impala: Uitdaging en vernieuwingen

Renke SAERENS, coördinator Impala

Récemment,  quelques  nouveautés  ont  été  introduites  dans  Impala,  le  système  de  commande  électronique  de   documents  développé par Anet  (Universiteit Antwerpen)  et utilisé  par  de  nombreux types  de  bibliothèques  pour le  prêt  interbibliothèques.  Diverses fonctionnalités ont été conçues pour simplifier des processus de travail tels que la recherche d’un fournisseur adéquat  pour faire  une  demande, l’envoi  de  colis  entre  bibliothèques,  la prise de décisions  par  rapport  à  la livraison  d’un livre  ou  d’un  article de périodique,  et la gestion globale  au sein d’Impala. Les fonctionnalités ne  sont pas toutes  présentes par défaut : elles  seront  activées  à  la  demande  des  bibliothèques  elle s-mêmes  et  dans  certains  cas,  des  adaptations  sur  mesure  seront  nécessaires. Le résultat de ces modifications mène  à un gain de temps et à une efficacité accrue du travail.
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Promotion de la Santé & documentation

Stephanie WOLBEEK, Membre du comité de coordination du Réseau bruxellois des centres de documentation en Promotion de la Santé Documentaliste webmaster, Brudoc /Centre de Documentation et de Coordination Sociales asbl (CDCS-CMDC)

Le 4 mai 2015 aura lieu la troisième Agora de la documentation en promotion de la santé. Cet événement est l’occasion de revenir sur l’histoire, le fonctionnement et les objectifs du Réseau bruxellois de documentation en promotion de la santé. Nous en profitons pour évoquer au préalable les changements qu’introduisit la promotion de la santé dans le champ de la santé publique, comparables à l’évolution des technologies de l’information, de la communication et de la documentation.

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Compte rendu
Demain, les bibliothèques ? Après-midi professionnelle

Catherine GÉRARD, Administratrice, Association belge de Documentation (ABD-BVD)

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Compte rendu
Un prix ABD-BVD… et après ?

Michèle ORBAN, Information Manager, Association de la Ville et des Communes de Bruxelles, Lauréate du Prix ABD-BVD 2013

Le prix ABD-BVD récompense chaque année un travail de fin d’études inédit dans le domaine des sciences de l’information et de la documentation. Le concours est accessible aux diplômés de l’enseignement supérieur (tous cycles et tous établissements confondus). Le prix ABD-BVD 2013 a été attribué à Michèle Orban pour son mémoire La cartographie des domaines de connaissances comme outil de veille stratégique : Approche empirique à partir du cas de la police belge réalisé en vue de l’obtention du Master en Sciences et Technologies de l’Information et de la Communication de l’Université Catholique de Louvain.

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Le 4 août 1914, les troupes allemandes franchissent la frontière belge. La Belgique entre alors dans une grande guerre, longue et déshumanisante. Cet été, de nombreuses cérémonies ont commémoré ces événements, partout dans notre pays. Un siècle s’est écoulé, et il est sans doute toujours inutile de se poser la question du sens devant les atrocités de la guerre.

Pays neutre, victime d’une attaque brutale, la Belgique peut compter sur un large soutien de la part de la communauté internationale. Des villes comme Dinant, Tamines, Aarschot et Termonde sont ravagées. La destruction de la bibliothèque universitaire de Louvain, survenue les 25 et 26 août, provoque aussi une indignation sans précédent et alimente la sympathie pour les Alliés outre-Atlantique. La démolition d’un patrimoine intellectuel devient le symbole d’une violence aveugle.

Au lendemain de la guerre, il faut reconstruire. Dans ce contexte, les objectifs de formation et de démocratie deviennent des enjeux cruciaux. Dès 1919, le suffrage universel est introduit, assurant les intérêts d’un peuple qui vient de passer quatre années dans les tranchées ou sous l’Occupation. Parallèlement, la nécessité de renforcer l’instruction se fait sentir et la loi Destrée sur les bibliothèques est adoptée en 1921. À partir de ce moment-là, la lecture publique sera régulée par l’État. La bibliothèque remplit un rôle de démocratisation et de développement de l’esprit.

Ces deux fonctions ont toujours été étroitement liées à la raison d’être de la bibliothèque et de la documentation. Une bibliothèque ou un centre de documentation n’est pas synonyme d’un simple dépôt de livres, d’archives ou d’objets divers. Si des documents doivent être conservés, c’est dans l’objectif d’en avoir une utilité pour les usagers actuels ou futurs et pour le renouvellement de nos connaissances.

Sara DECOSTER

De Gebruikersrevolutie

Aad BRINKMAN, Adviseur Informatie Management

Les professionnels chargés de la gestion de grandes quantités d’information en entreprise seront confrontés à une profonde révolution. Toute révolution se caractérise par le bouleversement des systèmes et structures existants. Et dès que la révolution éclate, il n’est plus possible de la maîtriser. Les professionnels de l’information qui pensent fournir du bon boulot par une gestion méticuleuse et structurée des informations d’un organisme seront les premières victimes de cette révolution : la révolution des usagers.

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MUNTPUNT : De beleving in het hart van Brussel

Eva DREES, Woordvoerster, Pers en Public Relations, Muntpunt
Jana DE MEULEMEESTER, Stagiaire, Pers en Public Relations, Muntpunt

Muntpunt est une maison de la communication où la bibliothèque devient un lieu à vivre, au cœur de Bruxelles, située Place de la Monnaie. C’est le point de rencontre et d’information sur la culture et les services de la communauté néerlandophones. Muntpunt s’adresse à un public diversifié d’habitants, visiteurs et utilisateurs de la capitale. Catalyseur de personnes et d’idées, Muntpunt rapproche ses partenaires et son public pour bouger et faire bouger ensemble, pour stimuler une participation et un vécu actifs à Bruxelles. C’est pourquoi l’association travaille autour de thèmes bien ancrés dans la capitale, tels que la danse par exemple. Les buts poursuivis s’insèrent souvent dans un contexte culturel, social, éducatif ou récréatif. Les problématiques abordées vont de l’illettrisme à des sujets importants pour chacun, tels que l’emploi. Muntpunt se veut un projet inclusif, accessible à tous. L’asbl Muntpunt est une initiative de la Commission communautaire flamande (VGC) et du Gouvernement flamand.
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Le renouveau d’une bibliothèque scolaire : L’exemple de Saint-Boniface-Parnasse à Ixelles

Aurélie MAROQUIN, Étudiante en Master Littérature de jeunesse : formation aux métiers du livre et de la lecture pour jeunes publics, Université de Cergy-Pontoise/École Supérieure du Professorat et de l’Éducation (ESPE) de Versailles, diplômée de l’Institut d’Enseignement supérieur Social et Sciences de l’Information et de la Documentation (IESSID), bachelier Bibliothécaire-Documentaliste

L’Institut Saint-Boniface-Parnasse est une école libre catholique sur la commune d’Ixelles. Sa section secondaire possède une bibliothèque où aucun bibliothécaire de formation n’avait jamais travaillé. Seule Madame Smets, professeur de français, a obtenu deux heures par semaine à consacrer à la bibliothèque. Le travail a donc consisté à apporter un regard professionnel sur cette bibliothèque. Ainsi, son fonds de fictions a été renouvelé et réorganisé ; une réinformatisation a été effectuée grâce à PMB et une rencontre avec Thomas Lavachery et Déborah Danblon s’y est déroulée. Des actions promotionnelles ont également été mises en place et les gestionnaires ont été formés à la manipulation des différents outils instaurés. Ainsi, cette bibliothèque montre un nouveau visage : celui d’un lieu de culture et d’échanges.
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Het VOWB-pilootproject voor een gedistribueerd depot van gedrukte biomedische tijdschriftencollecties

Katrien ALEWAETERS, Hoofd Medische Bibliotheek, Vrije Universiteit Brussel
Cathy BRUSCHINI, Tijdschriftenbeheer, KCGG (voormalige Biomedische bibliotheek UGent)
Ann DE MEULEMEESTER, Beleidsmedewerker, KCGG (voormalige Biomedische bibliotheek UGent)
Inge DISCART, Teamleider informatiespecialisten Bibliotheek 2Bergen, Katholieke Universiteit Leuven
Imke HANSEN, Prenten, Kaarten & Plannen, Koninklijke Bibliotheek van België
Anke JACOBS, Projectcoördinator Anet, Universiteit Antwerpen
Dirk SCHOONBAERT, Bibliothecaris, Instituut voor Tropische Geneeskunde
Paul SIJSMANS, Universiteitsbibliotheekdiensten, Katholieke Universiteit Leuven

En 2006, six institutions du « Vlaams Overlegorgaan inzake Wetenschappelijk Bibliotheekwerk » se lancèrent dans un projet pilote d’envergure: la mise sur pied d’un service de dépôt décentralisé pour les périodiques bio-médicaux. Dans ce but, le groupe de travail s’attacha à établir une série de principes et de critères concernant les titres à conserver. Des accords relatifs aux échanges inter-bibliothécaires et à une politique de conservation dite « partagée » – signée par les directions des institutions participantes – furent conclus. Une liste de 2.500 titres pouvant entrer en compte pour le dépôt a été dressée. L’Anet (UAntwerpen) a développé une application web qui suit les déplacements et met à jour les statuts des titres concernés. L’évaluation finale en 2012 fut très positive, même si quelques aspects ont besoin d’être réanalysés, ce qui explique pourquoi le projet ne peut pas être considéré comme étant définitivement clôturé. Dans le cas d’une éventuelle poursuite ou pour de futurs projets de dépôt, le groupe de travail a formulé plusieurs recommandations pouvant servir de « best practice ».

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Compte rendu
Internet : Une histoire belge

Stephanie WOLBEEK, Administratrice, Association Belge de Documentation (ABD-BVD) en collaboration avec Christophe FERTANI
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Ce dernier numéro de l’année s’ouvre sur un article issu du travail de fin d’études de Michèle Orban, lauréate 2013 du Prix ABD-BVD. L’occasion de rappeler l’importance de ce prix.

Comme beaucoup d’entre vous le savent sans doute, il récompense, chaque année, un travail de fin d’études consacré aux sciences de l’information et de la documentation. Ce prix n’est pas seulement synonyme d’une somme d’argent, c’est avant tout une reconnaissance des professionnels pour le premier grand projet professionnel d’un jeune confrère ou d’une jeune consoeur.

Quand un jeune professionnel commence sa carrière – et nous sommes tous passés par là – il n’y a, hormis quelques stages et les études en elles-mêmes, que peu de matière à indiquer sur un curriculum vitae. Le Prix ABD-BVD est donc un atout qui peut être valorisé en début de vie professionnelle.

Au-delà du prix, le travail de fin d’études représente certainement un des éléments les plus importants en début de carrière. Choisi par l’étudiant, il montre ses centres d’intérêt, son ambition et sa capacité à aller jusqu’au bout dans la résolution d’un problème ou l’étude d’un phénomène. Je ne peux donc qu’encourager tous les étudiants qui liront ces lignes à se montrer ambitieux dans le choix du travail de fin d’études. Ne vous laissez pas tenter par la facilité d’un travail trop similaire à celui d’autres étudiants qui vous ont précédé(e). Choisir un sujet plus original, plus inédit comportera peut-être une prise de risques accrue et ne vous permettra pas de suivre des chemins bien balisés mais il montrera que vous êtes prêt(e) à relever des défis, il vous permettra de vous démarquer des autres et, bien sûr, il vous enrichira professionnellement avant de faire face à votre future carrière.

Et vous, professionnels en place, je vous invite également à inciter les stagiaires et les étudiants que vous rencontrez à se montrer ambitieux. Ils sont les professionnels de demain. Ils doivent pouvoir faire évoluer notre métier et cela commence par là…  Pour conclure, rappelons que le Prix ABD-BVD est décerné lors de l’Inforum. Vous pourrez donc rencontrer le lauréat ou la lauréate 2014, le 5 juin prochain à la Bibliothèque Royale.  Au nom du Comité de publication et du Conseil d’administration, je vous souhaite d’excellentes fêtes de fin d’année et une année 2014 riche en succès.

Guy Delsaut

Un outil cartographique au service de la gestion des connaissances

Michèle ORBAN, Information Manager, Association des Villes et des Communes de Bruxelles ; Master en Sciences et Technologies de l’Information et de la Communication, Université catholique de Louvain (UCL) ; Lauréate du Prix ABD-BVD 2013

Une cartographie, c’est la possibilité de représenter en une seule fois un ensemble structuré d’informations complexes. À l’heure où le déluge des flux informationnels menace les professionnels de la noyade, nous imaginons sans peine l’intérêt qu’éveille un tel outil. La connaissance, c’est le moteur de l’innovation, le cœur de notre économie. Elle est au centre de l’intelligence économique et motive donc directement les professionnels de l’information à s’impliquer dans la gestion des connaissances. Nourri par ces deux concepts, cet article explore les nombreux avantages qu’offre la cartographie des domaines de connaissance dans différentes disciplines : le classement documentaire, la visualisation des domaines de connaissance, l’identification des connaissances critiques pour le transfert des connaissances, et la veille stratégique.

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Access v Contract: Competing freedoms in the context of copyright limitations and exceptions for libraries

Philippa DAVIES, Bachelor of Laws, University of the West Indies; Masters of Laws, Queen Mary, University of London; Attorney-at-Law, University of London

L’article explore le débat en cours à l’Organisation mondiale de la Propriété intellectuelle (OMPI) relatif au conflit entre les contrats restrictifs rédigés par les éditeurs des ouvrages numériques, et les exceptions actuelles accordées aux bibliothèques. Le point est plus précisément de voir si le principe de la « liberté de contrat » surpasse certaines « libertés » d’accès et d’utilisation des informations disponibles pour le public et pour les bibliothèques. L’auteur argumente qu’une éventuelle solution est possible si le maintien de l’équilibre inné entre l’intérêt privé et public est conservé. Les étapes proposées redécouvrent le raisonnement historique derrière les systèmes de droits d’auteur et de copyright afin de façonner des règles modernes appropriées, tout en utilisant l’approche des droits de l’homme pour équilibrer les droits en concurrence et en élargissant la portée des réglementations d’ordre public sur certaines lois contractuelles des États-Unis et de l’Union européenne pour couvrir les activités des bibliothèques.

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De nieuwe media-ecologie: Huidige evoluties in informatie- en communicatiemedia

Ike PICONE, Research Professor, Vrije Universiteit Brussel; Joint Research Coordinator, Brussels Platform for Journalism; Senior Researcher, iMinds – Digital Society / SMIT, Studies on Media, Information and Telecommunication

Les médias d’information et de communication sont à l’heure actuelle omniprésents. Smartphones et tablettes ne sont que quelques exemples des nouveaux médias qui ont été adoptés par les utilisateurs à travers le monde. Ces nouveaux médias sont à l’origine de changements dans la manière dont nous appréhendons l’information et dont nous communiquons entre nous. Souvent, ces changements sont soit accueillis avec une grande foi dans la force de démocratisation et d’émancipation des nouveaux médias, soit refusés par crainte qu’ils ne nous imposent des limites ou nous rendent esclaves. Dans cet article, un regard dépassant les visions normatives sera posé sur les nouveaux médias en dressant un portrait des processus sous-jacents que subissent information et communication. L’auteur abordera plus en détail la dématérialisation et la décontextualisation de l’information, l’avènement de l’auto-communication de masse, la personnalisation du répertoire médiatique, l’interactivité toujours plus poussée dans l’utilisation des médias et la dévaluation de leur contenu.

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Déploiement de la solution discovery Primo à l’Université de Liège

François RENAVILLE, Responsable des systèmes documentaires informatisés
Laurence RICHELLE, Gestionnaire des systèmes documentaires informatisés

En quelques années, les Bibliothèques de l’Université de Liège ont procédé à d’importants changements dans les systèmes documentaires informatisés qu’elles exploitent (SIGB, OPAC, résolveur de liens, plate-forme PIB…). Cet article retrace le passage, en 2013, d’un OPAC traditionnel à une « solution discovery ». L’équipe de projet propose une analyse des étapes qui ont précédé la mise en œuvre de la solution Primo, dans ses différents aspects historique, technique et humain. La campagne de communication en interne, au moyen principalement de séances de formation, est également abordée.

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Momenten uit de voorgeschiedenis van de bibliotheek- en documentatiebeweging (deel 1)

Paul SCHNEIDERS, Documentatiehistoricus op rust

Les antécédents du mouvement des bibliothèques et de la documentation remontent à l’invention de la typographie et de l’imprimerie. L’organisation de l’activité et de la communication scientifiques se modifie : les cercles scientifiques, les bibliothèques qui servent de « laboratoire », la bibliographie – de liste de livres à répertoire – l’Encyclopédie, le livre scientifique en mutation, l’accumulation de références, la classification… Tous ces éléments culminent en une Révolution française qui est en même temps une révolution bibliographique. Dès le 18e siècle, cette évolution se conjugue à une exigence accrue d’applications pratiques ainsi qu’ à une demande d’utilité de la science et de la connaissance, ce qui mènera à la naissance d’un circuit « bêta ».

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Compte rendu
De la documentation au transmédia

Christopher BOON, Documentaliste juridique, Liedekerke Wolters Waelbroeck Kirkpatrick; Administrateur, Association Belge de Documentation (ABD-BVD)

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cover2005-4_smallÉditorial

Une année s’achève, la 59ème de la déjà longue vie des Cahiers. La mutation opérée ces dernières années dans notre publication se poursuit mais n’est pas achevée pour autant et nous espérons que l’année 2006 verra se concrétiser les dernières améliorations que notre équipe a planifiées. La page Web des Cahiers sera l’année prochaine l’objet de toutes nos attentions.

En attendant, nous vous laissons découvrir le dernier numéro de 2005. Il vous donnera l’occasion de pénétrer dans un domaine qui n’a pas encore été traité dans nos colonnes et que beaucoup d’entre nous hésitent à prospecter tant il leur apparaît hermétique et confus : celui de la documentation européenne. Vous n’aurez plus aucune excuse de ne pas vous y retrouver après avoir lu l’article de Maxime Wotquenne.

Un autre sujet que les documentalistes abordent avec prudence est celui de l’introduction de liens sur Internet. Michèle Battisti s’occupe à l’ADBS des questions juridiques et spécialement de celles qui touchent la documentation électronique. C’est avec beaucoup de gentillesse qu’elle a accepté de mettre à jour pour notre revue une communication qu’elle avait présentée sur le sujet à un congrès de l’IFLA.

Les deux autres articles concernent un domaine que nous avons déjà abordé : celui de la documentation en accès libre. Annick Castiaux reprend la discussion sur les initiatives visant à mettre la documentation scientifique sous ce statut. Notre collaborateur, Guy Delsaut, s’est lui intéressé à un sujet plus pratique : qu’en est-il de la fiabilité d’une initiative collective en matière d’encyclopédie ? Wikipédia est-elle une base documentaire sérieuse ?

Nos auteurs apportent-ils des réponses aux questions que, vous aussi, vous vous posez ? Leur regard éclaire-t-il d’un jour nouveau des domaines que vous connaissez ? Vous ouvrent-ils de nouvelles portes ? Allez à leur rencontre et… bonne lecture

D’ores et déjà nous vous souhaitons de bonnes fêtes de fin d’année.

Simone JÉRÔME

« Lier ou ne pas lier » : pour un usage responsable de l’hyperlien

Michèle BATTISTI, Chargée de veille juridique, ADBS (Association des professionnels de l’information et de la documentation)

L’hyperlien est une composante essentielle du Web. Il permet d’associer des informations supplémentaires et procure une valeur ajoutée. Mais comme le démontrent les divers procès dont il a fait l’objet, il pourrait impliquer aussi des responsabilités supplémentaires. Si, au départ, les liens permettaient un enrichissement réciproque des sites web, ils soulèvent effectivement aujourd’hui plusieurs problèmes juridiques. D’autres dérives, plus proches de l’absence de respect des règles déontologiques, peuvent également être évoquées. L’objet de cette intervention est de dresser une typologie des responsabilités liées à l’usage de l’hyperlien afin de savoir comment les réduire, mais en gardant en mémoire le principe fondamental que représente la liberté de circulation de l’information.

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Wikipédia : une source d’information extraordinaire ou une pseudo-encyclopdédie peu fiable

Guy DELSAUT, Administrateur, Association Belge de Documentation

Wikipédia est une encyclopédie polyglotte et collaborative présente sur le Web depuis près de cinq ans. Son succès est immense et constitue une véritable révolution dans le domaine des encyclopédies. Elle a néanmoins de nombreux détracteurs qui lui reprochent de ne pas être fiable. Après un petit historique et une explication des bases de Wikipédia, cet article montre les avantages d’une telle encyclopédie, étudie les différents reproches et les raisons de ceux-ci. La navigation et les modes de recherche dans l’encyclopédie sont également passés en revue. L’article fait également un parallèle avec les encyclopédies classiques et les autres sources d’information. L’auteur tente de répondre à la question : « en tant que professionnels de l’information, quel intérêt devons-nous porter à ce nouveau type d’encyclopédie ? »

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Le coût de l’accès aux connaissances scientifiques : la solution du libre accès

Annick CASTIAUX, Chargé de cours, Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix

Dans cette communication, nous étudions la possibilité de rendre les publications plus disponibles pour les chercheurs tant au Nord qu’au Sud en soutenant les initiatives de publication en libre accès. Ces initiatives, nées récemment de la volonté de certains chercheurs de revenir à leur mission de communication au plus grand nombre et de collaboration scientifique, proposent une alternative à l’industrie de la publication scientifique. Elles ouvrent des perspectives d’accès aux données et publications scientifiques importantes pour les chercheurs appartenant à des universités ou centres de recherche moins bien dotés financièrement. En cela, elles soutiennent également l’effort d’innovation nécessaire au développement d’économies émergentes ou en déclin.

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L’Union Européenne : équation à 25 inconnues

Maxime WOTQUENNE, documentaliste

Cet article propose un survol de la documentation européenne à travers ses institutions. Il se compose d’un bref parcours historique, d’une présentation sommaire des différents organes européens, qui nous aident à comprendre les processus législatifs classiques et tous les documents officiels qui y sont liés. Ensuite, sont détaillées les principales sources d’information européennes destinées à trouver rapidement les documents législatifs sur un sujet précis. Une dernière section est consacrée à la manière dont l’information européenne est parfois traitée et interprétée. Le but de cet article est d’essayer de comprendre et de mieux appréhender l’information européenne par une meilleure connaissance des organes et des procédures législatives de l’Union Européenne.

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NUMÉRO SPÉCIAL

Stratégie de préservation et de conservation pour les archives et les collections pour les bibliothèques, analogiques et numériques

cover2005-3_smallÉditorial

Le 2 décembre 2004, l’Association Belge de Documentation organisait à Anvers une journée d’étude ayant pour thème la conservation des collections de bibliothèques et d’archives, tant analogiques que numériques. Cette manifestation s’inscrivait dans le cadre de « Anvers, capitale mondiale du livre 2004 ».

Le concept de capitale mondiale du livre est une initiative de l’UNESCO à laquelle collaborent l’International Publishers Association (IPA), l’International Booksellers’ Federation (IBF) et l’International Federation of Library Associations and Institutions (IFLA). Chaque année, un jury composé de représentants de ces organisations désigne une ville comme capitale mondiale du livre pour un an – de la journée mondiale du livre et du droit d’auteur le 23 avril jusqu’au même jour de l’année suivante[i]. La ville désignée est tenue d’organiser des actions de promotion du livre et de la lecture, en collaboration avec diverses organisations professionnelles d’auteurs, éditeurs, libraires et bibliothécaires.

En 2001, Madrid (Espagne) fut la première Ville mondiale du livre, en 2002 ce fut le tour d’Alexandrie (Egypte), suivie en 2003 par New Delhi (Inde). Le 17 janvier 2003, le jury se réunit au siège de l’UNESCO à Paris pour étudier les candidatures à la nomination comme Ville mondiale du livre 2004. Les villes suivantes se portaient candidates : Barcelone (Espagne), Saint Domingue (République dominicaine), Séoul (Corée du Sud), et Anvers. Séoul ne fut pas retenue pour la sélection finale. Le jury décida à l’unanimité d’élire Anvers « Capitale mondiale du livre 2004 », en raison des nombreuses initiatives qui y sont régulièrement menées en matière de promotion de la littérature, du livre et de la lecture : bourses du livre, expositions de livres pour enfants et pour la jeunesse, de livres spécialisés et d’ouvrages illustrant la diversité culturelle, particulièrement celle des minorités..

Anvers fut ainsi Capitale mondiale du livre du 23 avril 2004 au 24 avril 2005. La reconnaissance par l’UNESCO permit, pendant un an, d’attirer l’attention, aux niveaux national et international, sur le livre et la lecture à Anvers, en Flandre et en Belgique. La ville d’Anvers mit en place un programme littéraire intitulé ABC2004, en collaboration et avec l’appui des Communautés Européennes, de la Communauté Flamande, de la province d’Anvers et des acteurs littéraires locaux. Ce programme a été clôturé fin avril, avec l’ouverture de la nouvelle bibliothèque publique Permeke. Dans la foulée, l’année 2006 verra s’ouvrir un nouveau centre d’archives ainsi qu’une « rue des livres » dans l’ancien entrepôt Sint-Felix. Des visites de ces deux projets devraient être organisées dans le cadre des réunions mensuelles de l’ABD. Le jour de l’inauguration de la bibliothèque Permeke, Anvers a remis son titre de capitale mondiale du livre à la ville de Montréal (Canada).

En tant que principale association nationale de documentation, nous avons estimé de notre devoir d’organiser une activité qui fasse honneur à cette distinction unique pour la Belgique. Encore fallait-il en concrétiser l’idée. Le fil conducteur qui s’imposait dans le cas d’Anvers, et qui a sans doute été un élément déterminant dans le choix de l’UNESCO, est le lien entre passé et futur. La ville peut en effet se prévaloir d’un riche passé, et a devant elle de belles perspectives d’avenir grâce à la présence d’importantes entreprises.

Évoquer le patrimoine historique de la ville nous amène évidemment au Musée Plantin-Moretus, berceau de l’imprimerie au 16ème siècle[ii]. Le musée possède une collection de matériel typographique avec entre autres les deux presses d’imprimerie les plus vieilles au monde, des jeux complets de caractères et de matrices, une superbe bibliothèque, un intérieur richement garni et les archives complètes de l’entreprise Plantin. Hasard ou pas, le 4 septembre 2001 déjà ces archives ont été reconnues par l’UNESCO comme patrimoine matériel universel et placées en juin 2002 sur sa liste indicative du patrimoine immatériel universel. La reconnaissance officielle est arrivée le 15 juillet 2005 lorsque le World Heritage Committee de l’Unesco a décidé, à l’occasion de sa réunion à Durban (Afrique du Sud), de reconnaître le Musée Plantin-Moretus dans son ensemble comme patrimoine mondial (par principe les musées sont exclus, c’est une globalité qui est prise en compte), au même titre que par exemple la grande muraille de Chine, les pyramides d’Egypte ou le palais de Versailles. La visite du musée, l’après-midi, couronnait notre journée d’étude.

Qui dit Plantin-Moretus pense directement au support papier. Je suis toujours pour ma part sous le choc d’une visite, il y a quelques années, à l’Istituto Centrale per la Patologia del Libro à Rome. Je fus alors frappé de découvrir tous les facteurs de destruction qui peuvent affecter le papier, et par les actions à mener en termes de conservation. Les bases de la journée d’étude « Une stratégie de préservation et de conservation pour les collections de bibliothèques et les archives, analogiques et numériques » étaient posées.

Guy De Witte proposa, en tant que premier intervenant, quelques considérations d’ordre théorique sur la politique de conservation (pour les collections papier) et sur la nécessité d’investir dans ce domaine en personnel et en formation. L’article proposé dans ce numéro aborde la question du déclin des collections papier et explore les différents facteurs de destruction dès le moment de la fabrication du papier. Cet article vient compléter l’exposé correspondant et apporte une conclusion à un article paru cette année dans notre revue sous le titre De bedreiging van ons papieren erfgoed: massaontzuring als remedie? (La menace sur notre patrimoine papier : une désadification de masse comme remède ?)[iii].

L’information numérique a pris énormément d’importance ces dernières années. Mais Internet n’est pas la seule source de documents électroniques. Notre association a depuis longtemps donné à ce support électronique l’attention qui lui revient.

Filip Boudrez a examiné la nécessité de garantir dans l’avenir l’accès à certains sites Internet et a exposé comment le monde des archives aborde la problématique de l’archivage de tels sites. Il a parlé du fil conducteur qui a sous-tendu le développement d’une procédure d’archivage de sites Web basée sur un modèle de décision mis au point dans le cadre du projet DAVID[iv]. Il en a expliqué l’application concrète au sein des archives de la ville d’Anvers.

Neil Beagrie a, lui aussi, mis l’accent sur l’importance croissante de l’information numérique et sur la nécessité de prévoir la préservation numérique. Il a participé à la British Library à la rédaction d’un guide international pour la préservation numérique : Preservation management of digital materials : a handbook[v].

Notre ambition pendant cette journée d’étude était d’accorder une place équilibrée aux supports analogiques et numériques. Un support analogique rarement évoqué au sein de notre association est le support sonore.

Liesbeth Baaten, lauréate du prix ABD en 2003, pour sa contribution au développement d’une politique de conservation pour les archives sonores, a insisté sur l’importance de la collecte de tels supports que l’on peut trouver dans les archives et les centres de documentation. Pour sauver ce type d’archives en vue d’une consultation future, une politique de conservation est nécessaire. Comme prévu dans le règlement du prix ABD[vi], ce travail fera l’objet d’une publication. Seules des raisons techniques indépendantes de notre volonté l’ont retardée. Elle interviendra bientôt.

Nous remercions encore une fois les orateurs qui ont permis de faire de cette journée d’étude un beau succès et ceux qui, à l’ABD, se sont dépensés pour une organisation sans faille. Nous espérons vous en offrir ici une bonne vue d’ensemble de cette manifestation. Bonne lecture.

Marc VAN DEN BERGH

[i] Résolution 3.18 de la 28è conférence générale de l’UNESCO tenue à Paris du 25 octobre au 16 novembre 1995 (<http://www.unesco.org> – consulté en juillet 2005)

[ii] voir <http://museum.antwerpen.be/plantin_moretus> (consulté en juillet 2005)

[iii] MEESE, L. De bedreiging van ons papieren erfgoed: massaontzuring als remedie? Cahiers de la documentation = Bladen voor documentatie, Brussel: ABD-BVD, 2005, n°1, pp. 6-18.

[iv] voir <http://www.antwerpen.be/david> (login juillet 2005)

[v]BEAGRIE, Neil ; JONES, Maggie. Preservation management of digital materials: a handbook. London: British Library, 2001, 139 p. ou <http://www.dpconline.org/graphics/handbook> (consulté en juillet 2005)

[vi]Prix ABD : Règlement (version septembre 2003). Article 10 (publication des travaux). <https://www.abd-bvd.be> (consulté en juillet 2005)

Het verval van papieren collecties

Guy DE WITTE, Afgevaardigd beheerder, De Zilveren Passer; Docent VUB en Bibliotheekschool Gent

Les collections sur papier sont menacées de déclin. L’article aborde les différentes causes de cette dégradation, attribuables d’une part aux propriétés spécifiques de leur support, et d’autre part aux facteurs d’ambiance. C’est le cas de la lignine présente dans le bois, un élément constituant du papier qui le détruit de l’intérieur. L’eau, la lumière ou les insectes sont d’autres facteurs propres à ce milieu. Les causes de dégradation peuvent être réparties en facteurs physico-chimiques, facteurs biologiques et facteurs humains. Parmi les facteurs physico-chimiques figurent la température, l’humidité relative, la lumière, le rayonnement UV et la pollution. Les facteurs biologiques sont entre autres constitués par les microorganismes et les insectes. L’homme, facteur de dégradation, est à la base des facteurs humains, volontairement ou involontairement. Dans de nombreux cas, la destruction de collections sur papier est attribuable à une interférence complexe entre les différents facteurs mentionnés. Les processus chimiques qui jouent un rôle important à ce propos sont l’oxydation et l’hydrolyse.

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Archiveren van websites: Een kwestie van waardering en « capture »

Filip BOUDREZ, Medewerker, Stadsarchief Antwerpen

L’auteur aborde les besoins croissants nécessaires à l’archivage des sites Web. L’article traite d’abord de l’importance de l’archivage des sites Web, notamment du fait de la valeur informative qu’ils comportent ou de la diffusion d’information officielle par les autorités publiques. L’impact du droit d’auteur sur l’archivage numérique ne doit pas être oublié. La plus grande attention va à l’importance de l’élaboration d’une procédure d’archivage pour les sites Web, par laquelle, logiquement, on décrit en premier lieu l’objectif de l’archivage, pour ensuite élaborer la procédure d’archivage proprement dite. Comme fil conducteur, on peut utiliser le modèle décisionnel développé par le projet DAVID (Digitaal Archiveren in Vlaamse Instellingen en Diensten – Archivage numérique dans les institutions et services flamands) : quoi et comment archiver, qui archive et quand ? Enfin, préalablement à l’ajout d’un site Web à une archive numérique, les tests de qualité requis doivent être effectués.

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A digital preservation handbook: Best practice and its dissemination

Neil BEAGRIE, BL/JISC Partnership manager, Joint Information Committee (BL/JISC)

L’information numérique est de plus en plus importante pour notre culture, notre savoir et notre économie. Cet article explique le développement d’un guide international de la conservation des documents numériques Preservation Management of Digital Materials: A Handbook (Beagrie et Jones 2001) et l’utilisation qu’on peut en faire dans le cadre de la formation et de la pratique professionnelle. Le manuel a été publié en 2001 par la British Library en version reliée et est aussi distribué en ligne via la Digital Preservation Coalition <http://www.dpconline.org>. Il a été utilisé comme document de base lors d’une série de séminaires de formation d’un jour organisés par celle-ci au Royaume-Uni. Il sera prochainement intégré dans les modules d’un cours pratique sur la conservation numérique développé en collaboration par le centre d’informatique de l’Université de Londres, par l’Université Cornell, par la British Library et par la Digital Preservation Coalition. De plus, le manuel a été largement utilisé au niveau international à la fois sous ses formes imprimée et électronique par des institutions ou des personnes individuelles aussi bien pour la formation continue que dans des enseignements organisés.

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Een conserveringsbeleid voor geluidsarchief met toepassingen voor het stadsarchief Antwerpen

Liesbeth BAATEN, Medisch informatiekundige, Sint-Elisabethziekenhuis Tilburg ; Laureate BVD-Prijs 2003

Na een beknopt inzicht in de evolutie van geluidsdragers (van cilinder, grammofoonplaat, draadspoel, geluidsbanden, CD over enkele minder succesvolle systemen tot DVD) haalt het artikel de materiële noden van de geluidsmodus aan. De kernvraag rond het conserveringsbeleid is wat instellingen die niet beschikken over een depot met klimaatregeling kunnen doen voor de materiële noden van analoge dragers. Als mogelijke conserveringsmaatregel kan aan digitalisering van het materieel gedacht worden. In de laatste paragrafen gaat Liesbeth Baaten concreet in op het geluidsarchief van het Stadsarchief Antwerpen en schetst de bestaande situatie.

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cover2005-2_smallÉditorial

Enfin la voilà…

Quoi donc ? Mais la nouvelle présentation de notre revue.

Initialement prévue pour le premier numéro de cette année, nous l’inaugurons avec le nu­méro 2. Moins spectaculaire que le changement de logo ou la nouvelle couverture, elle a exigé plus de travail et c’est avec plaisir que je remer­cie ici notre collègue Guy Delsaut qui a pris en charge la majeure partie de cette tâche, lourde mais indispensable.

À 58 ans, notre revue avait besoin d’une petite cure de rajeunissement. Ceux qui en possèdent toute la collection, savent qu’un monde sépare les premiers numéros de ceux qui paraissent actuellement.

Cette fois, nous faisons appel à la collaboration des auteurs car nous allons leur demander de suivre un minimum de règles, simples et faciles à appliquer, rassurez-vous. Cela devrait même les aider à exprimer leurs idées en les inscrivant dans un cadre bien défini. Vous l’avez compris, vos contributions sont plus que jamais les bien­venues et nous ferons tout pour faciliter le travail de nos auteurs. Pour le lecteur, il en résultera une plus grande cohérence dans les textes, un meilleur contrôle de l’information et, grâce à l’utilisation de techniques d’impression moder­nes, un aspect tout à fait professionnel.

Toutefois la revue appartient à nos membres. C’est bien volontiers que nous accueillerons vos remarques et vos suggestions. Nous ne sommes pas absolument certains d’avoir tout prévu et tout résolu. N’hésitez pas à nous contacter et même à en débattre via la liste ABD.

Quant au contenu de ce numéro, nous allons retrouver le Professeur Laszlo qui cette fois nous parle avec la franchise et la lucidité qui le carac­térise de la littérature scientifique. DirK Van Eylen nous présente le tout nouveau portail des services de documentation fédéraux, qui donne accès à une documentation jusqu’ici trop mal connue et de ce fait, probablement sous-utilisée. Tamara Beeckmans nous détaille les normes internationales pour faciliter l’accès des sites Internet aux personnes malvoyantes. Et enfin Philippe Mottet nous propose d’ouvrir encore davantage le monde de l’information grâce à l’utilisation de la technologie de l’ »open linking ».

Bonne lecture.

Simone JÉRÔME

Ce n’est pas qu’un texte d’humeur (deuxième partie)

Pierre LASZLO , Professeur de chimie honoraire, École polytechnique, Palaiseau, France et Université de Liège au Sart-Tilman, Belgique

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Construire la bibliothèque de Babel : Un catalogue commun pour les bibliothèques des services publics fédéraux.

Dirk VAN EYLEN, Conseiller gestion des connaissances, Personnel et Organisation

La forme d’un catalogue commun est toujours tributaire du type de collaboration entre les bibliothèques qui le produisent. Le catalogue commun des bibliothèques fédérales, avec son million de notices bibliographiques, n’échappe pas à cette règle. Quatre fois par an, les données sont extraites des catalogues particuliers. De cette extraction sortent des données aux formats disparates. Elles sont converties dans un format unique préservant le plus d’informations possibles, puis introduites dans un fichier commun. Les notices en double sont – autant que faire se peut – éliminées. Le résultat est accessible aux lecteurs sur le site portail de l’administration fédérale. Deux interfaces de recherche sont proposées: une interface simple et une interface avancée. Au lecteur de choisir le mode de recherche qui lui convient le mieux.

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L’accès des sites Internet aux personnes déficientes visuelles

Tamara BEECKMANS, Webmaster du portail de la Sécurité Sociale en Belgique, SmalS-MvM

Cet article a pour but de conscientiser les concepteurs de sites Internet à l’importance de l’accessibilité à l’information pour tous… Pour tous, c’est-à-dire pour tout citoyen quels que soient son origine, son appartenance sociale ou son handicap. À l’ère des Nouvelles Technologies et de l’e-Government, il est en effet inconcevable de créer des sites sans tenir compte de directives internationales très strictes en la matière mais facilement intégrables dès le début de la réalisation d’un projet. Quelques-uns des choix techniques à poser en vue de respecter une série des critères fixés par ces directives seront développés dans le cadre de cet article.

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Open Linking et OpenURL

Philippe MOTTET, Documentaliste, Université de Liège – Bibliothèque des Sciences

Les notions d’Open Linking, d’OpenURL, de sensibilité au contexte ou de copie appropriée sont largement répandues désormais dans le monde de l’information scientifique, même si on ne sait pas toujours précisément ce qui se cache sous cette terminologie un peu mystérieuse. Un système d’Open Linking permet, sur Internet et dans un cadre documentaire, de relier entre elles toutes les informations relatives à un sujet particulier grâce à des adresses URL/URI qui portent le nom d’OpenURL. Ces liens OpenURL sont créés dynamiquement à la suite de recherches bibliographiques et permettent de rebondir vers d’autres ressources électroniques proposant des informations complémentaires liées à la référence de départ et dont l’accès est autorisé pour l’utilisateur. La norme ANSI/NISO Z39.88 définit la syntaxe des liens OpenURL ainsi que les métadonnées, identifiants et protocoles d’échange de communication qui peuvent y être incorporés.

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cover2005-1_smallÉditorial

Il y a quelque temps, nous apprenions par la presse l’attribution au professeur honoraire Pierre Laszlo du Prix Paul Doistau-Emile Blutet de l’information scientifique. Ce prix lui a été décerné par l‘Académie des Sciences de l’Institut de France (1). Mais qui est le Professeur Laszlo (2)?

Professeur de chimie à l’Université de Liège et à l’École Polytechnique à Paris, il est connu des chimistes tant pour ses recherches que pour ses activités pédagogiques. Pionnier de l’application de la résonance magnétique nucléaire (RMN) à l’étude des molécules organiques, il publia nombre d’articles et co-signa avec Peter Stang un livre qui est devenu un classique (3). Il écrivit également quelques manuels d’enseignement de la chimie fort appréciés (4). Passeur de sens, Laszlo met aussi sa plume au service de la vulgarisation scientifique (5) et plus récemment, au service de la littérature. ‘ Can scientific discoveries originate in literary texts?’ n’est-il pas le titre d’une de ses récentes communications à une conférence de la British Comparative Literature Association (6)? Grand communicateur, son verbe est aussi précis et aussi captivant que sa plume, il est une des personnalités qui peut le mieux parler du discours scientifique et de sa présentation au public, à tous les publics, de l’homme de la rue qui ne veut pas mourir idiot au chercheur avec qui il partage la passion de la découverte. C’est pour l’ensemble de son œuvre écrite que le prix lui a été décerné. Il avait déjà reçu en 1999 le prix Maurice Pérouse de la vulgarisation scientifique décerné par la Fondation de France (7).

Nous l’avons contacté et, avec énormément de gentillesse, il a accepté de partager avec nos lecteurs quelques-unes de ses réflexions. Nous avons choisi de scinder son article en deux parties. La première, que nous vous présentons dans ce numéro, traite plus spécialement de la vulgarisation scientifique. La seconde, dans notre prochain numéro, parlera de la communication au sein du monde scientifique en rapport avec la structure de celui-ci.

Pour parler de choses plus communes, nous espérions que ce brillant article ouvrirait les pages d’une revue métamorphosée. Après le changement de nos pages de couverture, qui fut généralement bien accueilli, c’est la présentation des articles et des rubriques elles-mêmes que nous souhaitions moderniser. Notre estimation du travail que cela impliquait s’est révélée trop optimiste et nous vous demanderons de patienter encore un numéro avant de trouver dans votre courrier des Cahiers ‘ new look ’.

Guy Delsaut qui a pris sur lui l’essentiel de cette tâche difficile, s’y consacre activement. Juste un peu de patience.

Simone Jérôme

1<http://www.academie-sciences.fr/conferences/seances_solennelles/pdf/palmares_prix_23_11_04.pdf> (consulté en février 2005).

2 Pour faire plus ample connaissance, consultez son site personnel ; persoonlijke website Pierre Laszlo : <http://www.pierrelaszlo.net/> (consulté en février 2005).

3 Laszlo, P., Stang, P. Organic spectroscopy. New York, Harper and Row,1971.

4 Laszlo, P. Cours de Chimie Organique, Paris, Hermann, 1984 ; Organic Reactions : Simplicity and Logic, New York, John Wiley, 1996 ; Abrégé de Chimie Industrielle, Paris, Ellipses Marketing, 1998, etc.

5 Parmi ses derniers titres, citons entre autres Le Phenix et la Salamandre, Paris, Le Pommier, 2004 ; L’Architecture du Vivant, Paris, Flammarion, 2002 ; Chemins et savoirs du Sel, Paris, Hachette, 1998, etc.

6 <http://www.bcla.org/invention/toc.htm> (consulté en février 2005), University of Leeds, 12-15 juli 2004.

7 <http://www.presse.ulg.ac.be/communiques/ laszlo151299.html> (consulté en février 2005).

Ce n’est pas qu’un texte d’humeur (1re partie).

Pierre LASZLO, École polytechnique, Palaiseau, France et Université de Liège  au Sart-Tilman, Belgique.

L’information scientifique: ce que j’entends par cette expression est synonyme d’un partage du savoir. Les scientifiques font part au public de ce qu’ils ont découvert ou établi. Cela est légitime,ils s’adressent de la sorte aux contribuables qui les ont financés. Lorsqu’on s’écarte de ces principes, qui vont de soi, pour aborder la pratique, ç’est là que les problèmes commencent.

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De bedreiging van ons papieren erfgoed: massaontzuring als remedie?

Laurent MEESE, Koninklijk Belgisch Instituut  voor Natuur wetenschappen  Verantwoordelijke Bibliotheek en  Documentatie

La désacidification de masse peut en tant que traitement de conservation fournir une contribution importante à la conservation de nos papiers d’ antan. Le projet de  désacidification de la bibliothèque scientifique de l’IRScNB montre que le procédé de  masse  est  efficace  et qu’ il n ‘ y a que peu d’effets  secondaires.
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Les archives électroniques : un défi pour l’avenir ?

Véronique FILLIEUX ; Cathy SCHOUKENS ; Évelyne VANDEVOORDE, Université Catholique d e  Louvain

Les Archives de l’ Université Catholique de Louvain ont organisé le 9  mai 2003 leur  troisième  Journée des  archives  : « Archives électroniques: Quels défis  pour l’avenir ? », sous la direction  du Professeur Paul Servais.
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Apprendre à utiliser et à intégrer l’Internet dans les pratiques d’information et de communication des médecins : l’exemple du Cameroun.

Samuel TIETSE

L’évolution des comportements des médecins face à l’introduction des TIC est un enjeu majeur dans le domaine de la santé. Elle l’est d’autant plus qu’on assiste, de nos jours, à l’accélération concomitante des progrès médicaux et de ces technologies. Cette double accélération devrait être perçue comme une chance par les médecins désireux de s’informer, de se former et d’actualiser leurs connaissances. Dans cette optique, il nous a paru intéressant de déterminer la façon dont les médecins [au Cameroun] apprennent à intégrer l’Internet dans leur pratique professionnelle.

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Dossier : L’intelligence économique – Het economische intelligentie

De la veille à l’intelligence économique.

Marc BORRY

L’importance du renseignement ne date pas d’aujourd’hui : de SunTsu à Vidocq, l’ex-bagnard devenu préfet de police, l’Histoire ne manque pas d’exemples du rôle incontournable du renseignement sous toutes ses formes. La « Veille », proprement dite, est née de l’explosion de l’information et des limites des outils classiques. Face à cette inflation, amplifiée par Internet, les travailleurs de la connaissance se sont en effet retrouvés de plus en plus démunis. Cette situation est d’autant plus préjudiciable que l’absence d’information pertinente est une maladie qui, si elle peut amener à de graves complications, n’implique pas de symptômes évidents. Pour beaucoup d’entreprises, la découverte du mal s’est souvent muée en dernier soupir.
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L’intelligence économique en pratique : de l’analyse stratégique à la veille concurrentielle.

Julie ABRAHAM

La mise en place d’un dispositif de collecte et de traitement d’informations concurrentielles au sein des sociétés devient une étape indispensable au maintien de la compétitivité. Elle permet à l’entreprise d’identifier et de surveiller ses concurrents directs et indirects, actuels et potentiels. Elle apporte aux dirigeants une réactivité stratégique afin qu’ils puissent adapter leurs politiques marketing et commerciale aux menaces et opportunités du marché. Pour être efficace, ce dispositif doit faire partie d’un processus continu d’analyse de l’information appelé, aujourd’hui, la veille concurrentielle.
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L’attracteur informationnel.

Alain TIHON

Cet article vous invite à une promenade un peu particulière, une balade au pays de l’information. Elle nous conduira à découvrir les attracteurs informationnels au terme de deux étapes : la définition des blocs de construction utilisés et la description de l’entreprise 1 comme un système informationnel. Ne vous attendez pas à des “trucs et ficelles” ou à l’exposé de techniques relatives au traitement de l’information et des connaissances. Nous nous situons bien en amont et nous vous convions à une réflexion nouvelle sur l’information et ses systèmes.
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De l’heuristique à l’intelligence économique en passant par la bibliométrie.

Michel DORBAN

La phase de recherche fondamentale [dans le processus de création d’un produit] enclenche tout un processus qui souvent laisse des traces dans les bases de données bibliographiques (articles, communications à un congrès, …), dans les bases de données Brevets et sur Internet. Pour ceux qui analysent méthodiquement ces traces, le nouveau produit est rarement une surprise. La démarche décrite ci-dessous présente cette analyse méthodique.
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NUMÉRO SPÉCIAL

Inforum 2004

Quelles compétences pour le professionnel de l’information ?

cover2004-4_smallÉditorial

Avec ses 200 inscrits, l’édition 2004 de l’Inforum a incontestablement été l’un des événements majeurs organisés par l’ABD ces dernières années. On peut donc sans fausse modestie parler de succès. D’abord et surtout par le programme.

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Zin en onzin van competentiemanagement

Dick  de  Bie, onderwijskundig adviseur en publicist, en was tot september 2003 partner van de BDF Adviesgroep te Maurik.

Competenties zijn in de mode, hoewel lang niet duidelijk is wat het begrip competentie precies inhoudt. Achter de invoering van het begrip gaat in ieder geval een pleidooi voor meer beroepsgericht opleiden en onderwijs schuil, afgeleid van de benodigde handelingsbekwaamheid van beroepsbeoefenaren. Er is een andere ordening van de leerstof nodig, niet meer in vakken (disciplines), niet meer in kennis los van vaardigheden. Centraal staat het leren van het beroep. Het verwerven van competenties betekent een andere aanpak van onderwijs en opleiden met aandacht voor onder meer beroepsechte opdrachten, opbouw van leerprocessen, leerdynamiek, leerlijnen, samenwerkend leren en andere manieren van toetsen.

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Évaluation, gestion & développement des compétences

Elisabeth  De Vos  et  Monique  Watelet

Mercuri Urval a choisi de présenter trois sujets : l’évaluation, la gestion des compétences et leurs développements.

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Beroepscompetentieprofielen in de sector informatievoorzieningen

Anne  Roose  et  Leen  Verachtert, Medewerkers SERV-Beroepsprofielen

Dit artikel gaat over de profielenwerking van de SERV en meer specifiek over hetgeen wat reeds gebeurd is voor de sector informatievoorzieningen. Voor deze sector werden reeds een beroepenstructuur gemaakt en vier profielen, nl. informatiebemiddelaar, bibliotheekmedewerker, informatiemanager en bibliothecaris.

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Professionnels de l’information et documentation en Espagne : le chemin vers le système européen de certification de Certidoc

Carlos  Tejada  Artigas, Membre du comité de direction de la SEDIC. Représentant espagnol dans le projet CERTIDoc

La certification des compétences est un outil au service du développement professionnel. Elle permet d’accompagner les évolutions de carrière en même temps qu’elle constitue une démarche très saine et solide d’évaluation de ses propres compétences.

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Technologies de l’information et de communication et métiers en émergence

Marc  Zune, LENTIC – Université de Liège

Depuis le mouvement de convergence des technologies de l’information, de la communication et de l’audiovisuel, l’influence de l’informatisation sur les métiers fait l’objet, d’une attention particulière de la part des analystes qui étudient les transformations du monde du travail.

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cover2004-3_smallÉditorial

FELNET – Flanders Environmental Library Network – est un exemple de coopération entre plus d’une vingtaine d’institutions privées et publiques autour de l’information sur l’environnement. Elle constitue à l’heure actuelle la principale bibliothèque virtuelle sur l’environnement en Belgique. Depuis le début des an-nées 90, ses initiateurs ont mis chaque avancée technologique à profit pour améliorer sans cesse une ressource documentaire commune, unique en son genre, avec, en conclusion (temporaire), la participation au projet UniCat. Bart Goossens et Peter Van Windekens décrivent pas à pas cette évolution.

Internet est une source d’information incontournable, c’est un fait. On peut en témoigner une nouvelle fois lorsque, pour un secteur aussi traditionnel que le juridique, les sources y sont de plus en plus disponibles, parfois même exclusivement. En présentant les principales sources de droit belge et européen sur Internet, Wim Scheurs souligne aussi les problèmes que cela pose pour la recherche, la consultation, l’utilisation et la référence.

Dans ce numéro particulièrement étoffé, le compte-rendu d’un séminaire organisé en février dernier par l’Université de Liège prolonge le thème, déjà abordé lors du numéro précédent, de l’édition académique.

La succession de deux numéros consacrés à ce sujet est plus qu’un hasard de publication. Elle témoigne de la préoccupation qu’il soulève dans les cercles académiques et de la réflexion active qu’il y suscite, notre pays n’étant pas en reste. En l’occurrence, les deux séries d’articles se complètent parfaitement.

À Gembloux, c’était plutôt un constat de crise que les auteurs nous livraient, un appel à repenser l’édition académique, avec, rappelez-vous, une première tentative de réponse par le projet Bictel. Un an plus tard, il semble bien que l’appel ait été entendu. Dans l’article de Raf Dekeyser comme dans celui de Paul Thirion, on voit s’établir un nouveau modèle auquel adhèrent de nombreux chercheurs et des institutions parmi les plus prestigieuses. Plus significatif encore, l’article concernant Biomed Central nous présente une firme commerciale qui ose proposer une approche toute nouvelle de l’édition incorporant ledit modèle. Le verrou de l’oligopole de la presse scientifique va-t-il céder devant ces pressions ? Laissons mûrir la question.

Nos prochains numéros seront consacrés à l’Inforum 2004 et à l’intelligence économique. Bonne lecture.

 

VAN Ekonet tot Unicat : 7 Jaar Flanders Environmental Library Network (Felnet)

Peter VAN WINDEKENS, Informatiedeskundige, bibliothecaris en archivaris Vlaamse Landmaatschappij (VLM) Bart GOOSSENS, Informatiedeskundige, bibliothecaris Instituut voor Bosbouw en Wildbeheer (IBW)

Ook in Vlaanderen bleek het weldra van belang om de (delen van) bibliotheekcollecties inzake het Leefmilieu te centraliseren en aan een zo groot mogelijk publiek ter beschikking te stellen. In de eerste helft van de jaren ’90 deed een privaat initiatief onder de benaming ‘Ekonet’, op basis van de verworvenheden van de elektronika van het ogenblik, een eerste, bescheiden, poging om hieraan tegemoet te komen. Een bulletin board system en een interface maakten het mogelijk dat derden via Ekonet de geautomatiseerde catalogi van een aantal bibliotheken online konden raadplegen. Desondanks bleef de belangstellende door de blijkbaar nagenoeg oncontroleerbare spreiding van milieu-informatie veelal op zijn honger zitten. Een oplossing hiervoor bood enigszins, maar dan ook nog stapsgewijs, het Flanders Environmental Library Network (Felnet).

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Quelles mesures d’impact des publications alternatives ?

Paul THIRION

Il est clair que le rôle de la publication scientifique ne se limite pas à contribuer à la circulation des idées en favorisant la diffusion de l’information. A ce premier rôle traditionnel s’ajoutent deux rôles aussi importants, voire même d’avantage : – d’une part constituer un système d’archivage des connaissances qui assure leur transmission aux générations futures ; – d’autre part permettre la valorisation des équipes de recherche et des chercheurs dans le cadre de l’évolution de leur carrière.

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Vindplaatsen, gebruik en verwijzing naar on-line juridische bronnen

Wim SCHREURS, Assistent Rechtsmethodologie aan de Vrije Universiteit Brussel en advocaat bij de balie van Brussel

Het internet wordt een steeds belangrijkere vindplaats van informatie, ook in de juridische sector. In deze soms archaïsch georganiseerde beroepssector, waar niet graag afgeweken wordt van traditionele verworvenheden, dient het internet zich aan als een noodzakelijk hulpmiddel voor het verkrijgen en versturen van informatie.

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Portrait d’un éditeur « open access » : Biomed central

M. MARTENS

BioMed Central est une maison d’édition indépendante qui publie des revues électroniques dans tous les domaines de la biologie et de la mé- decine en « open access ».

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Cat réseau des bibliothèques – journée open access – 9 février 2004

Willy LEGROS, recteur de l’Université de Liège

Demain plus encore qu’aujourd’hui, pour survivre dans un environnement qui se mondialise, les universités devront sans cesse faire la preuve de leur excellence sur chacun des trois axes fondamentaux qui les fondent : la recherche, l’enseignement et la citoyenneté. Or, il est évident que les publications scientifiques jouent un rôle capital sur chacun de ces axes.

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Les publications alternatives : les questions que les chercheurs se posent ou pourquoi n’ai-je pas encore soumis aucun article aux revues en accès libre ?

Pierre FEYEREISEN, Objectif recherche

Depuis des années, les chercheurs des universités belges francophones se lamentent. Paradoxalement, à l’heure d’Internet, il est de moins en moins aisé de trouver les articles scientifiques répertoriés dans les bases de données, les bibliothèques universitaires interrompent chaque année des abonnements alors que les nouveaux titres se multiplient, l’obtention de la documentation repose sur la chance et la débrouillardise (demandes de tirés à part, recours aux collègues d’autres universités, photocopies opportunistes lors de séjours à l’étranger, …). Plus récemment, ces chercheurs se sont rendu compte que cette dégradation de l’accès à l’information n’était pas uniquement liée à la pauvreté des moyens affectés à la recherche fondamentale dans notre pays et chez nos proches voisins. En Amérique du Nord, dans les meilleures universités et jusque dans les disciplines les plus prestigieuses, les budgets consacrés aux périodiques ne suivent pas l’augmentation des prix et des suppressions d’abonnements deviennent inéluctables.

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Alternatives publishing: Overview of Open Archives Initiatives

Since « Open Archives » can in principle be discussed in different contexts, let us start by stating that we will limit ourselves to the context of scholarly communication. What do we mean by that? As a pragmatic definition, scientific communication (or scholarly communication) is the set of processes through which the outcome of (academic) research is distributed and archived for the benefit of present and future researchers and scholars. Its essential ingredients and aims are the publication of (new) scientific information and its  quality control (QC) (e.g.: peer review).

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