Décembre 2020 : Open science
La complexité de l’ouverture : Débat sur l’avenir de l’Open Science
Sara Decoster
Chargée de l’Open Science, KU Leuven
Quand Stevan Harnad a suggéré, en 1994, que les chercheurs mettent leurs publications gratuitement à la disposition de chacun, il s’agissait, d’après les termes de l’intéressé lui-même, d’une « proposition subversive ». Aujourd’hui, l’open science est devenue incontournable dans le monde académique. Désormais, il s’agit d’une priorité pour la Commission Européenne, qui impose ses principes aux chercheurs qu’elle finance.
Alors, tout va pour le mieux ? Pas nécessairement. Il n’y a pas si longtemps, le débat pouvait se résumer, grosso modo, à une opposition entre, d’une part, des éditeurs cupides, mus par l’appétit du gain, imposant des prix d’abonnement absolument rébarbatifs, et d’autre part, les universités, argumentant que la science se devait d’être accessible à tous, tant aux chercheurs moins fortunés, travaillant possiblement dans les pays en voie de développement, qu’aux contribuables.
Aujourd’hui, les éditeurs jouent pleinement le jeu de l’open science, mais ils tentent toujours d’imposer leurs conditions. Il n’est pas rare qu’un chercheur peut ouvrir son article à tous, à condition qu’il accepte de payer plusieurs milliers d’euros de « frais de publication ». Comme ce business est particulièrement lucratif, des éditeurs prédateurs ont émergé. Ils tentent d’attirer les chercheurs pour publier dans une revue faussement scientifique, qui est mise en ligne sans passer par l’étape, indispensable, de validation par les pairs.
Doc’Moment : les rendez-vous de l’ABD-BVD – Vendredi 13 décembre 2019 (14:30 – 16:30)
La Bibliothèque royale de Belgique, désormais KBR, élargit son offre culturelle par la création d’un espace d’exposition temporaire au sein du palais de Charles de Lorraine et d’un musée permanent dédié à la Librairie des ducs de Bourgogne.
Nos deux intervenantes évoqueront les raisons qui ont mené à ces projets de valorisation d’un patrimoine exceptionnel et la manière dont ceux-ci sont mis en œuvre.
The World of Bruegel in Black and White
Vanessa Braekeveld, coordinatrice de l’exposition Bruegel
Jusqu’au 16 février, dans le cadre de l’année du 450e anniversaire de la mort de Bruegel, KBR expose sa collection complète d’estampes de Bruegel. Vanessa Braekeveld nous expliquera comment faire découvrir au grand public le maître flamand au-delà de ses peintures.
KBR museum
Julie Bouniton, coordinatrice du KBR museum
En mai 2020 s’ouvrira un musée permanent dédié aux prestigieux manuscrits de la Librairie des ducs de Bourgogne. Julie Bouniton nous expliquera ce projet d’envergure et les défis qui y sont liés : temps d’exposition limité pour les manuscrits, rendre accessible ce trésor pour une multiplicité de publics, etc.
Lieu : KBR, Auditorium De Greef (4e étage)
Adresse : Mont des Arts, 28 – 1000 Bruxelles
Plan d’accès
Gratuit pour les membres (25 € pour les non-membres)
La photographie de presse à l’Agence Van Parys
Nico Gastmans, Gestionnaire, Agence Van Parys. Il a notamment organisé avec le CEGESOMA l’exposition sur le 75e anniversaire de la libération de Bruxelles en septembre 2019
L’agence de Presse photographique Van Parys : une véritable institution dans l’histoire de la presse photographique en Belgique depuis 1918. Germaine Van Parys fut une pionnière dans son domaine. Elle devint la première femme photographe de Presse et s’imposa dans un monde professionnel essentiellement masculin. Elle commence ses activités de photographe en 1918 et fonde par la suite l’agence de presse qui porte son nom. De ce fait, elle récupère les archives photographiées durant ses années sous contrat. Elle acquiert une notoriété par ses contrats avec diverses entreprises, ses liens avec la famille royale et le monde artistique. L’agence est reprise sous la houlette d’Odette Derèze début des années 60 et s’inscrit dans un réseau international. L’agence devient une société anonyme en 1983 et continue son développement en s’orientant aussi vers la photo de stock. Tom et Nico Gastmans qui ont repris l’agence sont à la tête d’un patrimoine de 35 000 clichés de verre, 750 000 négatifs couleurs et de 750 000 positifs couleur.
Gestion de la documentation numérique à l’IRPA
Erik Buelinckx,Chercheur et Gestionnaire de projet, Institut Royal du Patrimoine Artistique (IRPA)
Julie Mauro, Documentaliste, Institut Royal du Patrimoine Artistique (IRPA)
L’Institut Royal du Patrimoine Artistique, l’un des 10 établissements scientifiques relevant des compétences du ministère de la Politique scientifique fédérale (Belspo), se consacre à la documentation, l’étude, la conservation et la valorisation des biens artistiques et culturels du pays. Pour ce faire, une de ses missions principales est l’établissement d’un inventaire des œuvres sur un support photographique ou numérique et le rendre accessible au public.
Riche d’un peu plus d’1 million de négatifs, ce fonds est numérisé, identifié et conservé en interne par la cellule DIGIT créé en 2013 dans le cadre du projet DIGIT lancé par Belspo. Il est accessible via le site BALaT (http://balat.kikirpa.be).
Le projet DIGIT a pour objectif également la numérisation du fonds des dossiers d’intervention de l’IRPA. Ce fonds qui remonte aux années 40 jusqu’à aujourd’hui, est le reflet d’une grande partie de l’histoire de la conservation-restauration du patrimoine en Belgique.
En plus, l’IRPA développe en partenariat avec d’autres institutions nationales et internationales un projet de « data management » : HESCIDA (Heritage Science Data Archive) pour rassembler et partager la multitude de données hétérogènes créées par ses chercheurs.
Doc’Moment : les rendez-vous de l’ABD-BVD – Mercredi 20 novembre 2019 (14:30 – 16:30)
La photographie de presse à l’Agence Van Parys
Nico Gastmans, Gestionnaire, Agence Van Parys. Il a notamment organisé avec le CEGESOMA l’exposition sur le 75e anniversaire de la libération de Bruxelles
L’agence de Presse photographique Van Parys : une véritable institution dans l’histoire de la presse photographique en Belgique depuis 1918. Germaine Van Parys fut une pionnière dans son domaine. Elle devint la première femme photographe de Presse et s’imposa dans un monde professionnel essentiellement masculin. Elle commence ses activités de photographe en 1918 et fonde par la suite l’agence de presse qui porte son nom. De ce fait, elle récupère les archives photographiées durant ses années sous contrat. Elle acquiert une notoriété par ses contrats avec diverses entreprises, ses liens avec la famille royale et le monde artistique. L’agence est reprise sous la houlette d’Odette Derèze début des années 60 et s’inscrit dans un réseau international. L’agence devient une société anonyme en 1983 et continue son développement en s’orientant aussi vers la photo de stock. Tom et Nico Gastmans qui ont repris l’agence sont à la tête d’un patrimoine de 35 000 clichés de verre, 750 000 négatifs couleurs et de 750 000 positifs couleur.
Gestion de la documentation numérique à l’IRPA
Erik Buelinckx, Chercheur et Gestionnaire de projet, Institut Royal du Patrimoine Artistique (IRPA)
Julie Mauro, Documentaliste, Institut Royal du Patrimoine Artistique (IRPA)
L’Institut Royal du Patrimoine Artistique, l’un des 10 établissements scientifiques relevant des compétences du ministère de la Politique scientifique fédérale (Belspo), se consacre à la documentation, l’étude, la conservation et la valorisation des biens artistiques et culturels du pays. Pour ce faire, une de ses missions principales est l’établissement d’un inventaire des œuvres sur un support photographique ou numérique et le rendre accessible au public.
Riche d’un peu plus d’1 million de négatifs, ce fonds est numérisé, identifié et conservé en interne par la cellule DIGIT créé en 2013 dans le cadre du projet DIGIT lancé par Belspo. Il est accessible via le site BALaT (http://balat.kikirpa.be).
Le projet DIGIT a pour objectif également la numérisation du fonds des dossiers d’intervention de l’IRPA. Ce fonds qui remonte aux années 40 jusqu’à aujourd’hui, est le reflet d’une grande partie de l’histoire de la conservation-restauration du patrimoine en Belgique.
En plus L’IRPA développe en partenariat avec d’autres institutions nationales et internationales un projet de « data management » : HESCIDA (Heritage Science Data Archive) pour rassembler et partager la multitude de données hétérogènes créées par ses chercheurs.
Les présentations se dérouleront en français et en néerlandais.
Lieu : Haute école Galilée
Adresse : Rue Royale, 336 – 1030 Bruxelles
Tram 92 : Arrêt Sainte Marie
Gratuit pour les membres (25 € pour les non-membres)
Comprendre et gérer la crise médiatique
Nicolas Vanderbiest est le fondateur et directeur des opérations de l’agence Saper Vedere, agence de communication spécialisée dans l’analyse des réseaux sociaux, la communication sensible et la communication de crise.
Fake news : Rumeurs ou bruissements sur Internet
Julien Lecomte, Titulaire du Master et de l’Agrégation en Information et communication, Auteur de Médias : influence, pouvoir et fiabilité et coauteur de Médias et informations : 40 activités pédagogiques pour le secondaire, ainsi que du site Philomedia.be, Professeur invité à l’IHECS.
Désinformation, mésinformation, fake news… De nombreux termes sont utilisés pour faire référence à la circulation de propos fallacieux, biaisés ou encore idéologiquement orientés.
La problématique de l’évaluation de la fiabilité d’un document n’est pas neuve, mais elle se pose avec une force nouvelle en regard de l’ampleur de la propagation de contenus manifestement faux, ainsi que de leur prise en considération médiatique et politique.
Dans cette conférence, nous aborderons les dynamiques sociales et affectives qui contribuent à la circulation des fake news. Un mensonge poserait-il problème s’il n’y avait personne pour y croire ou le relayer ? En effet, la valeur première de la consommation ou de la diffusion d’un message n’est pas toujours sa véracité. Nous passerons en revue certains modes de fonctionnement communicationnels qui dissonent parfois avec les « bonnes pratiques » info-documentaires.
Dans ce contexte, quelle place peuvent prendre – voire revendiquer – les professionnels de l’information et de la documentation ? Comment concilier les usages « naturels » avec une pratique « contrôlée » et experte ? Comment développer les compétences de chacun dans l’évaluation critique de l’information ?
Le support au fair open access à la KU Leuven
Demmy Verbeke, Directeur de la Bibliothèque Artes de la KU Leuven
Nous devons nous demander pourquoi nous soutenons l’open access : notre but principal est-il de fournir un accès libre et non restreint aux résultats de la recherche scientifique à chaque personne qui pourrait être intéressée, ou s’agit-il de changer le modèle actuel de communication scientifique, parce que nous le jugeons inefficace et également trop cher ? Si notre but principal est d’assurer l’ouverture la plus large possible des résultats de la recherche scientifique, il semble qu’il y ait peu de raisons de se séparer des éditeurs traditionnels, qui devraient – passée la résistance initiale – se montrer des partenaires volontaires aussi longtemps que les institutions académiques sont disposés à continuer à payer de la même manière. En revanche, si l’intention est d’introduire un nouveau modèle de communication scientifique, qui fonctionne selon des standards liés aux coûts effectifs, il semble peu probable que les institutions atteignent ce résultat avec les mêmes partenaires, qui ont travaillé dans une logique commerciale pendant des décennies.
Cette présentation propose une analyse des modèles économiques actuels en matière d’open access. L’orateur explique le raisonnement qui a motivé la KU Leuven à étendre son soutien de l’open access vert au soutien du fair open access d’or, à but non lucratif. Le fonctionnement quotidien du Fonds Fair Open Access de la KU Leuven sera discuté.
Présentation en anglais.
La digitalisation dans les Bibliothèques de la KU Leuven : vers une politique d’open images
Bruno Vandermeulen, responsable de la Digitalisation et de la fourniture de documents – Services de la bibliothèque
Ces dernières années, les Bibliothèques de la KU Leuven ont investi dans le développement d’une gestion forte en matière de digitalisation. Il en a résulté des projets qui ont été fortement remarqués comme Magister Dixit ou Lovaniensia, une participation à des projets de recherche comme RICH ou Fingerprint et le lancement de la plateforme de publication expo.bib.kuleuven.be.
En plus de la focalisation sur la qualité à travers le processus de digitalisation, un accès convivial aux données devient de plus en plus important. C’est ce qui a mené à l’implémentation de plateformes comme Mirador viewer. Actuellement, l’implémentation pratique d’une politique d’open images se trouve dans la phase de finalisation.
Présentation en néerlandais
