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Cahiers de la Documentation 2004/2 (juin 2004)

cover2004-2_smallÉditorial

Le savoir, la connaissance ont de tous temps été considérés comme un bien inaliénable de l’humanité et les atteindre comme le but le plus noble qu’un être humain puisse s’assigner. Il s’agissait là d’un idéal que les circonstances ne permettaient pas toujours d’atteindre mais au moins, y avait-il consensus sur la proposition. Or voilà que cette certitude vacille sous la pression de contraintes économiques qui font passer les intérêts privés avant l’intérêt commun, la plupart du temps en refusant de le reconnaître.

Dans cette situation, il était temps de rappeler pourquoi et comment la communication de l’information scientifique, technique et médicale (STM) est un ressort essentiel de la recherche scientifique et que, comme telle, elle doit rester sous le contrôle des chercheurs eux-mêmes.

Trois des articles de ce numéro ont fait l’objet d’un exposé au séminaire organisé aux Facultés des Sciences Agronomiques de Gembloux en avril 2003 et sont consacrés à cette problématique.

Le professeur Roucoux, professeur de neurophysiologie à l’UCL, analyse d’une manière aussi limpide que parfaitement autorisée, en puisant largement dans les acquis des sciences humaines et de la philosophie, la manière dont la science se construit et se transmet.

L’article de G. Lognay, chercheur aux Facultés des Sciences Agronomiques de Gembloux, revient sur le problème, examiné du point de vue pratique du chercheur luttant non seulement pour des valeurs scienti-fiques mais aussi pour un statut professionnel et social.

Le dernier article ouvre la porte sur de nouveaux horizons. Si les chercheurs estiment que la situation actuelle n’est plus favorable à une communication large et inconditionnelle, ils se doivent de s’investir eux-mêmes dans la recherche de nouveaux canaux de diffusion. Le système BICTEL, soutenu par la BICfB et testé actuellement par l’UCL, en sera l’objet.

Par ailleurs, nous ouvrons ce second numéro des Cahiers de la documentation par quelques considérations sur le « Digital Object Identifier », technique envisagée comme substitut à l’URL dans les publications. Nous passons ensuite à un article qui aborde la problématique du respect du droit d’auteur dans l’environnement numérique des bibliothèques.

 

Domme nummers voor Internet content: permanente DOI vervangt URL als referentie in publicaties.

Hans VAN THIEL, Char Technical Writing & Journalism Passeerdersstraat 76, NL-1016 XZ Amsterdam

De ‘Digital Object Identifier’ (DOI) is een onveranderlijk identificatienummer voor digitale inhoud dat o.m. bedoeld is om die inhoud toegankelijk te houden, ook als de locatie op het internet verandert. Behalve dat een DOI aanklikbaar is, in een applicatie die dit ondersteunt, is hij gekoppeld aan gestandaardiseerde metadata. CrossRef voor wetenschappelijke publicaties is de belangrijkste toepassing, maar DOI kan alle vormen van gedistribueerde intellectuele eigendom ondersteunen. Het is een ‘ barcode voor digitale netwerken ‘.

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Droit d’auteur et bibliothèques dans l’univers numérique.

Séverine DUSOLLIER, Centre de Recherche Informatique et Droit, FUNDP.

Les établissements de prêt remplissent une fonction essentielle dans la transmission de l’information et de la culture, rôle qui ne pourra que s’accentuer dans la société de la connaissance de demain. Le droit d’auteur se trouve bien évidemment à la croisée des chemins entre diffusion des œuvres et transmission du savoir. Si la protection des auteurs constitue la valeur essentielle de la loi sur le droit d’auteur, une certaine place y est néanmoins faite aux institutions culturelles, en ce compris aux institutions de prêt. Le rôle fondamental des bibliothèques, médiathèques, archives et l’intérêt public que ces établissements représentent, sont ainsi garantis de manière équilibrée face à l’octroi d’un monopole aux auteurs.
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Dossier : Les nouveaux défis de la publication scientifique : pour qui le chercheur écrit-il ?

La science et sa communication.

Prof. Dr André ROUCOUX, Laboratoire de Neurophysiologie, Faculté de Médecine, UCL

Une des caractéristiques majeures de la production des connaissances scientifiques est la communication ou la publication de ses résultats. Or, depuis quelques années, cette publication pose des problèmes de plus en plus aigus. Les scientifiques eux-mêmes, dans leur majorité, sont peu conscients de l’évolution de la situation. Par contre, les bibliothèques scientifiques à travers le monde, dont la mission est d’organiser, de diffuser la connaissance à tous, et de la préserver pour le futur, se trouvent de moins en moins à même de remplir cette mission. La cause en est la montée incessante et importante du prix des journaux scientifiques.

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La publication scientifique : l’avis d’un chercheur.

Georges C. LOGNAY, Faculté Universitaire des Sciences Agronomiques Unité de Chimie Générale et Organique, Gembloux

La présente note n’a d’autre prétention que d’introduire et de positionner divers éléments d’une réflexion non-exhaustive d’un enseignant-chercheur dont le « dossier publication » est en quelque sorte – comme pour tous – l’image spéculaire. En effet, le raccourci est simple à prendre : l’assimilation à un niveau d’excellence scientifique plus ou moins élevé est fonction du nombre d’articles publiés mais aussi au facteur d’impact des revues dans lesquelles ils se trouvent.

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Un panorama de la recherche universitaire belge : le répertoire BICTEL/e des thèses électroniques et e-prints.

Marjorie GOBIN, Université Catholique de Louvain (UCL)

Lancé au début de l’année 2002, le projet BICTEL/e, projet interuniversitaire belge, financé par la Bibliothèque Interuniversitaire de la Communauté française de Belgique asbl (BICfB), vise la constitution d’un répertoire électronique, commun aux neuf universités de la Communauté française de Belgique. Ce répertoire, que l’on appellerait en anglais une « archive », a comme objectif de regrouper des thèses électroniques et « e-prints » (publications scientifiques électroniques), en texte intégral, des différentes institutions. Cette archive, qui s’inscrit dans un vaste mouvement visant la libéralisation de la communication scientifique, est librement accessible via une interface web.

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