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Cahiers de la Documentation 2013/1 (janvier 2013)

cover2013-1_smallÉditorial

Ce premier numéro de l’année 2013 s’ouvre sur l’article d’Akémi Roberfroid et de Julien Lecomte sur les complémentarités entre les journalistes et les documentalistes. Ce n’est pas la première fois que les Cahiers de la documentation évoque cette profession connexe à la nôtre. Ces deux métiers sont différents mais ils utilisent la même matière première : l’information ! Tout bon journaliste, tout bon documentaliste ou tout bon bibliothécaire connaît l’importance de celle-ci mais il doit faire face, depuis quelques années, à un nouveau prédateur : le pollueur d’information.

En effet, l’avènement du Web et, encore plus celui du Web collaboratif, a permis à tout un chacun de devenir un producteur d’information. Du garde-champêtre passionné d’oiseaux à la directrice des Ressources humaines soucieuse de la formation de ses employés, en passant par l’adolescente passionnée de jeux vidéo ou le pensionné racontant son « Mai 68 », tout le monde peut partager son savoir dans des blogs, sur Facebook, Twitter, Wikipédia,… Ces personnes n’ont pas toujours l’éthique d’un documentaliste ou d’un journaliste mais certains partagent leurs connaissances avec passion. Mais ce n’est pas le cas de tous…

Par l’expression « pollueur d’information », je vise ceux qui, sciemment, écrivent ou diffusent de fausses informations, juste par plaisir (à supposer qu’on trouve du plaisir à désinformer) ou dans le but de « faire le buzz », comme on dit.

On se souviendra de l’annonce de la mort de la Reine Fabiola en 2009, annoncée via le service Ihavenews.be de l’agence Belga, de cette vidéo sur YouTube montrant un aigle soulevant un enfant dans un parc de Montréal, en fin d’année 2012, ou de l’annonce, via Twitter, de l’inondation de la salle des marchés de Wall Street suite à l’ouragan Sandy, reprise par CNN, puis démentie.

Parfois, ces fausses informations proviennent même de personnes censées avoir une bonne culture informationnelle. Citons ce professeur de lettres parisien qui, voulant piéger ses élèves, a diffusé en début d’année 2012 de fausses informations sur un poète tant sur Wikipédia que sur différents forums ou, plus récemment encore, ce journaliste de la RTBF modifiant le parti d’Elio Di Rupo sur sa page Wikipédia, juste pour réaliser quelques « expériences probantes » (sic).

Ces exemples montrent, faut-il le rappeler, que l’information doit toujours être vérifiée mais ils montrent aussi qu’il y a une éducation à faire. À côté de l’infobésité, sujet du prochain Inforum, cette pollution constitue certainement l’un des défis majeurs de nos métiers. Tout professionnel de l’information, au sens large, se doit de lutter contre cette dérive.

Je vous souhaite une excellente lecture de ce premier numéro des Cahiers et je vous donne rendez-vous en juin pour un numéro spécial autour des produits documentaires.

Guy Delsaut

Journaliste et documentaliste : Quelle complémentarité ?

Akémi ROBERFROID, Bachelière en bibliothéconomie; Documentaliste, Etopia
Julien LECOMTE, Titulaire d’un Master et de l’Agrégation en information et communication; Chargé de communication, Université de Paix

Cet article, s’appuyant sur certaines dérives observées dans l’exercice du métier de journaliste, vise dans un premier temps à éclairer les modifications du contexte informationnel, liées en partie aux nouvelles technologies : multiplicité croissante des énonciateurs et des sources documentaires, partage de données en temps réel et focalisation sur l’actualité, uniformisation de l’information… Ensuite, il expose la complémentarité des missions et compétences des journalistes et documentalistes, tout en soulignant les rapports au temps propres à chaque métier et la difficulté d’une coopération, due à des méthodes de travail et des objectifs partiellement différents. En guise de conclusion, il énonce plusieurs enjeux pour le documentaliste : d’une part, ceux-ci réaffirment la logique qui sous-tend le métier en termes de démarche critique et de rigueur, et d’autre part, ils questionnent diverses voies pour enrichir ses pratiques au quotidien, en insistant sur la veille et le partage des méthodes.

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Digital Humanities en de wetenschappelijke bibliotheek van de toekomst

Demmy VERBEKE, Faculteitsbibliothecaris Letteren, KU Leuven

Le pronostic que la bibliothèque du futur sera une bibliothèque sans livre revient régulièrement. Cette contribution examine plus en détail les arguments pour et contre cette position, ainsi que les défis et opportunités qui s’offrent dans ce contexte aux bibliothèques scientifiques dans le domaine des sciences humaines. Comme ces bibliothèques continueront à jouer un rôle de soutien dans la recherche à part entière, elles devront devenir des partenaires des projets numériques. Il va de soi que de nombreux obstacles devront être surmontés, mais une réorientation des moyens en personnel et de l’espace de la bibliothèque, où il faut conserver un équilibre entre les besoins des étudiants et ceux des chercheurs, pourra sans doute fournir (une partie de la) solution.

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Faire circuler les savoirs : Le courtage du savoir et la médecine translationnelle

Morgan MEYER, Chercheur, Centre de Sociologie de l’Innovation, École des Mines de Paris – ParisTech

Cet article se focalise sur deux domaines où la mise en circulation des savoirs scientifiques est particulièrement saillante : le courtage du savoir et la médecine translationnelle. Les courtiers du savoir (knowledge brokers) sont des personnes ou des organisations qui font circuler le savoir et créent des liens entre les chercheurs et leurs différents publics. En discutant de l’invisibilité et de l’interstitialité de ces courtiers, l’article soutient que leurs pratiques et leurs outils doivent être analysés. L’article soutient que ces courtiers du savoir ne font pas seulement circuler les savoirs, mais qu’ils produisent également un nouveau type de savoir : le « savoir négocié ». Dans un deuxième temps, l’article se concentre sur la médecine translationnelle. La volonté de traduire et rendre mobile des connaissances biomédicales se heurte à des discontinuités – disciplinaires, organisationnelles, linguistiques, culturelles et politiques – entre la biologie et la pratique médicale. La médecine translationnelle est généralement imaginée comme une solution à cette discontinuité, car elle se situe « entre » deux mondes et permet de les connecter.

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Bibliografische ondernemingen rond 1900 (deel 3): De historiografie van de beweging

Paul SCHNEIDERS, Documentatiehistoricus op rust

Les lacunes dans l’historiographie de l’information et du mouvement documentaires sautent aux yeux lorsqu’on considère le nombre d’études consacrées à celle des bibliothèques. Elle ne reçut que très peu d’attention de la part de Clio, malgré l’émergence de l’ « information documentaire » en tant que science dès les années 60, et ce depuis la première tentative de rédaction d’une histoire de la documentation par Paul Otlet en 1934 – dans son Traité de la Documentation. Dans les années 50, l’opportunité d’une histoire de la documentation fut cependant largement exprimée. Ce n’est qu’aux États-Unis d’Amérique et en République fédérale d’Allemagne qu’une amorce d’exercice d’histoire de l’information documentaire vit le jour, au début des années 80.

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Audiovisual citation: A project update

Sian BARBER, Lecturer in Film, Queen’s University Belfast – School of Creative Arts; Leader of the British Universities Film and Video Council steering group on AV citation

Les systèmes de notations existants se révèlent inadéquats pour la citation d’images animées et de média sonores tels que les videocasts, la télévision en streaming, les fichiers sonores, les séquences d’archives non-cataloguées, les contenus amateurs hébergés en ligne ou les enregistrements radiophoniques non-diffusés. Un groupe de travail britannique, subsidié par le Higher Education Funding Council for England (HEFCE) et coordonné par le British Universities Film and Video Council, étudie ce problème. Le rapport, établi par la responsable du groupe de pilotage, Sian Barber, fournit un bilan intermédiaire de ce projet.

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Samarcande : Plus de deux millions de titres au bout de l’index…

Alexandre LEMAIRE, Responsable de la cellule TIC, Fédération Wallonie-Bruxelles – Service de la lecture publique

Fin 2011, à l’occasion de la Fureur de lire, le portail des catalogues collectifs des bibliothèques publiques de la Communauté française a été mis en ligne. La multitude des services et fonctionnalités de cette base de données donnant accès à plus de deux millions de documents et dotée d’un OPAC de nouvelle génération ainsi que de nombreuses fonctionnalités Web 2.0 est désormais à la disposition des bibliothécaires et des citoyens. Samarcande est par ailleurs en permanente évolution…

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Compte rendu
Google : Trucs et astuces pour les professionnels de l’Infodoc – Focus sur ses fonctions avancées et sur son actualité chargée

Arnaud SEEUWS, Documentaliste, Centre Antipoisons

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